Archives juin 2008

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A la recherche d'une solution d'hébergement pour vos images? Une plateforme de vente efficace pour diffuser votre travail? Beaucoup de photographe indépendants sont à la recherche de cet outil magique! Coup d'œil sur les deux poids lourds du moment: Digital Railroad et Photoshelter.


État des lieux.

Photoshelter se veut être une communauté online, regroupant près de 32000 photographes à travers le monde. Deux services différents sont proposés: Le "PhotoShelter Personal Archive"

et le "PhotoShelter Collection". Comme DRR, le "PhotoShelter Personal Archive" dispose d'outils permettant de mettre ses images en ligne dans une galerie personalisable (ou pas, selon le type de compte souscrit) d'en éditer le contenu, créer des "lightbox" (galeries de photos sélectionnées par le client), commander des tirages etc... le "PhotoShelter Collection", est une plateforme "maison" de stock photo ou les photographes sont encouragés à déposer leur images. Si l'on en croit le site de PS, près de 4000 photos sont envoyées chaque jour à ce marketplace qui propose de reverser 70% des sommes perçues au photographe (contre 35% en moyenne habituellement).



L'été est là, les New Yorkais profitent des plages de la ville pour se retrouver et partager les moments de famille. L'astroland de Coney Island est l'un des plus anciens parks d'attraction des Etats-Unis. Son avenir et celui de toute la communauté qui y gravite est désormais menacé par un projet immobilier de grande envergure destiné à réhabiliter la zone. Condos et zones commerciales sont destinés à remplacer ce poumon éclatant de couleur qu'est Coney Island de Juin à Septembre.

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Le développement de productions multimédia sur la toile est une tendance lourde de ces deux dernières années, une tendance amenée à se populariser auprès des photojournalistes désireux de médiatiser leurs travaux personnels hors des cannaux de distribution classique.

Après une courte présentation de Mediastorm ici, le poid lourd et leader pour l'instant incontesté du multimédia webpublishing, voici donc The RAW File.

Fondée par Brenda Ann Kenneally et Laura Lo Forti (qui en est l'Executive Producer) "The RAW File" a pour but de produire des documentaires traitant de questions de société, ne trouvant pas de débouchés dans la presse traditionnelle. Des travaux souvent durs, proches des gens, toujours humains, qui savent mettre en valeur les existences troublées pour en restituer toute la beauté. Un exemple avec Tata's Angel, ou le parcours d'un couple amoureux à travers la maladie. Attention, le document est dur!


Vous pouvez retrouver une interview, réalisée au Festival de Photo Look3, de la photographe et fondatrice de "The Raw File" Brenda Ann Kenneally et sa productrice Laura Lo Forti ici



040.jpg J'ai toujours éprouvé une sorte de fascination pour ces images Noir & Blanc, surgies du passé, montrant les rues, la vie et la modernité du siècle dernier. New York est une ville qui fonctionne en Black & White, une ville pour laquelle les images de Walker Evans ou Alfred Stieglitz sont faites! Manhattan et ses skyscrapers aux lignes tendues et aux design Art déco, l'Empire State building, le Chrysler, Grand Central ou Little Italy, c'est un décor de ciné permanent.
Alors quel bonheur de retrouver ces artères dépeuplées, ce Flatiron, encore pour un temps, plus haut building de Big Apple, Times Square sans billboard lumineux, et Herald Square sans Macy's! New York in Black & White est une série d'images absolument fabuleuses... seul regret, sa présentation dans un forum aurait mérité quelque chose de plus glam... mais bon.

Ah oui dernier mot, pour le délire, en me baladant sur le net j'ai découvert que je vivais à deux pas de la maison natale d'Alfred Stieglitz à Hoboken... dès fois les coïncidences...!!
Quelques mots pour annoncer le lancement sur le web du site d'Ed Kashi "The Curse of the Black Gold". L'histoire d'un peuple aux prises avec l'industrie pétrolière et un gouvernement corrompu. L'histoire des habitants du delta du Niger qui voient leurs ressources, leur environnement, leur société tout entière se désagréger au profit de l'or noir.
Prennez le temps de regarder cette présentation multimédia visible ici, c'est édifiant!

Photojournaliste Américain, Ed Kashi vit dans le Grand New York. Son site regroupe une partie de son travail documentaire notamment son travail sur les Kurdes Iraquiens.
Ed Kashi est aussi le fondateur de "Talking Eyes Media" une organisation à but non lucratif destinée à promouvoir des projets multimédias développés autour des questions sociales qui agitent les Etats Unis.
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S'il est une tendance de chez tendance, c'est bien le développement durable et... le vert!
Second constat, avec ses déplacements réguliers que ce soit aux quatre coins du globe, ou à l'autre bout du département (du compté, ou du district peu importe), le moins qu'on puisse dire c'est que le photographe n'est pas économe en énergie.
Tour du web de l'écolo-photo.

Tour du proprio...

Le passage au numérique, s'il en a frustré plus d'un et coûté les yeux de la tête aux autres, n'a pas eu que des inconvénients. La disparition progressive des pellicules a, notamment, permis de réduire durablement et très sensiblement la pollution liée à la production des films argentiques.

Pour info, Kodak était considéré en 2002 par le Political Economy Research Institute de l'Université du Massachusetts comme le 5ème plus gros pollueur des États-Unis!!!
Avec plus de 2000 tonnes de produits dangereux relâchés dans l'eau et l'atmosphère cette année là, la firme de Rochester arrivait en tête du classement des plus gros pollueurs de l'État de New York. Rapporté au nombre de fabricants du même type, et si l'on considère les millions de tonnes de papier RC, les millions de mètres cubes d'eau et l'énergie dépensée dans les process industriels... La note écologique finale de l'époque argentique était des plus déplorables!

Les temps changent, et c'est tant mieux, la révolution informatique à permis le passage d'une technologie polluante à une autre au look plus vert et plus eco-friendly... en apparence seulement.

L'accélération du taux de renouvellement des appareils, la demande sans cesse croissante d'énergie destinée à alimenter batteries, piles, ordinateurs et périphériques ont rendu le photographe numérique encore plus dépendant de l'énergie que le photographe analogique. L'impact écologique est de plus en plus fort et les ressources de plus en plus utilisées.


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Trois mots pour vous indiquer  une petite mise à jour "esthétique" de la partie portfolio, du logo et mise à jour de la galerie d'accueil avec quelques images estivales prises sur le waterfront new yorkais.

Les prochaines "updates" concerneront les photographies proposées et notamment dans la section "feature" sur laquelle je travaille dur!

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C'est balloté par le rythme du métro New Yorkais, les oreilles remplies de musique que j'ai découvert cette image. Une tribu indienne isolée quelque part aux confins de l'Amazonie à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Incroyable image de l'arroseur arrosé. Ce peuple réputé pour n'avoir jamais eu de contact avec un homme occidental, était connu mais n'avait jamais été observé! C'est chose faite. Des millions de regards se sont portés sur cette peuplade d'un autre age par le biais d'internet, de la TV et des journaux.

Plus rien ne sera jamais comme avant, ni pour eux ni pour nous. Voilà ma réflexion à ce moment. En voyant cet énorme chose ronronante passer dans leur ciel, ces indiens ont assisté à l'émergence du reste de l'humanité dans leur univers de verdure. Si la peur et/ou le courage leur ont fait décocher quelques flèches, c'est aussi là une tentative de prise de contact qui est immortalisée.

La flèche, bien sur, n'atteindra jamais son but - l'avion - mais l'intention est née dans leur esprit de "toucher", plus exactement "d'atteindre" le monde nouveau qui se présentait à eux.
Fini le bon sauvage, la civilisation perdue, la vierge cité, désormais, les indiens de cette tribu sauront qu'il existe un dehors, leur histoire a changé pour toujours.
Qu'ils essaient de le cacher à leurs pairs, et le mensonge est introduit. Qu'ils en parlent, et c'est le doute et la connaissance qui grandissent.

Et nous?

Deux choses.
Nous découvrons qu'il est possible, à l'heure du net, des blogs, de la vie numérique, de passer depuis tout ce temps à coté de vies comme celles là. C'est notre véritable identité qui est là, en bas, peinte en rouge et noir. Notre véritable nature, dont chaque jour nous nous éloignons un peu plus.

Nous en sommes désormais certains, l'impact de NOTRE humanité à des conséquences irréversibles sur l'Humanité, sur son histoire et son cours. Nous détruisons par notre simple regard ce que d'autres passent une éternité à dissimuler. En passant dans ce ciel et braquant l'objectif vers ces hommes, nous sommes témoins de leur existence, de leur fragilité, mais nous sommes également témoins de leur prochaine extinction.

Cette photo, à mes yeux, est un des plus beau témoignage de notre époque. Fragile, suspendu entre un passé qui s'éteint et un avenir incertain.

Plus d'infos sur le site de Survival France


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Les gagnants du "Press Photographer of the Year" édition 2008 ont été rendus public vendredi dernier (le 6 juin 2008).

Encore une très belle moisson d'images pour cette troisième édition du concours de nos amis anglais, destiné aux photographes travaillant pour des médias anglais.

Près de 7500 photographies présentées par des professionnels, deux jours de délibérations, 146 images retenues pour 13 prix dans autant de catégories. Le "Photographer of the year" s'appelle Daniel Berehulak et remporte le prix avec une très belle image Noir et Blanc de l'ancienne Premier Ministre du Pakistan et candidate aux élections générales Benazir Bhutto.
Pour les collectionneurs un bouquin de l'édition 2008 est disponible en commande à cette adresse: http://www.theppy.com/order?year=2008.




170px-Copyright.pngL'affaire secoue le monde la photo aux Etats Unis depuis le mois d'Avril. Pétition, appel des associations, articles et réactions, l'Orphan Work Bill est de retour! Après plusieurs tentatives, le texte qui limite notamment les recours en cas de violation du copyright semble être sur le point d'être adopté par la Chambre et le Sénat Américain.
Danger réel ou simple aménagement, état des lieux sur le Copyright Act et sa nouvelle extension l'Orphan Work Bill.


Qu'est ce qu'une oeuvre orpheline (Orphan work)?


Une œuvre orpheline est une œuvre protégée par le copyright et pour laquelle il est difficile voire impossible de localiser le détenteur des droits.
Cette situation peut survenir pour plusieurs raisons. L'auteur peut n'avoir jamais été connu car l'œuvre a été publiée de manière anonyme, ou que l'œuvre n'a jamais été publiée auparavant. L'identité de l'auteur peut avoir été connu mais perdu au cours du temps. Enfin l'auteur peut être connu mais les ayant droit ou les détenteurs des droits peuvent être, eux, inconnus.
En fait, toute œuvre pour laquelle un effort raisonnable a été entrepris pour rechercher l'auteur et dont le résultat ne débouche sur rien peut être considéré comme une œuvre orpheline.



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