DOSSIER: Digital RailRoad ou Photoshelter, quelle solution?
juin 29, 2008 by gholubowicz · 5 Comments
A la recherche d’une solution d’hébergement pour vos images? Une plateforme de vente efficace pour diffuser votre travail? Beaucoup de photographe indépendants sont à la recherche de cet outil magique!
Coup d’œil sur les deux poids lourds du moment: Digital Railroad et Photoshelter.
État des lieux.
Photoshelter se veut être une communauté online, regroupant près de 32000 photographes à travers le monde. Deux services différents sont proposés: Le « PhotoShelter Personal Archive » et le « PhotoShelter Collection ».
Comme DRR, le « PhotoShelter Personal Archive » dispose d’outils permettant de mettre ses images en ligne dans une galerie personalisable (ou pas, selon le type de compte souscrit) d’en éditer le contenu, créer des « lightbox » (galeries de photos sélectionnées par le client), commander des tirages etc… le « PhotoShelter Collection », est une plateforme »maison » de stock photo ou les photographes sont encouragés à déposer leur images. Si l’on en croit le site de PS, près de 4000 photos sont envoyées chaque jour à ce marketplace qui propose de reverser 70% des sommes perçues
au photographe (contre 35% en moyenne habituellement).
De son conté Digitalrailroad dispose également d’un large panel de contributeurs visibles ici dont un certain nombre d’agences de renom telles que Redux, UPI ou VII. Toujours ce système bicéphale: un « Member Archive directory » – permettant au photographe d’héberger, archiver et vendre ses images via une interface personnalisable (compte payant uniquement) – et un « DRR Market Place » consistant en une plateforme de vente d’environ 3 millions d’images provenant des agences et photographes indépendant membres de DRR. A noter une petite différence, puisque DRR se propose de reverser au photographe 80% des sommes perçues à la vente d’une image.
Les Archives personnelles
Que ce soit DigitalRailroad ou Photoshelter, la philosophie générale est donc très largement la même, et ce sont les détails qui vous ferons pencher d’un coté ou de l’autre.
En ce qui concerne les offres, DigitalRailroad offre 30 jours d’essai gratuits à la suite de quoi il vous sera possible de souscrire mensuellement pour $49.95 + $99 de frais d’activation, ou annuellement pour $539.40 ($44.95 x 12 = $539.46), les frais de mise en service étant alors gratuits et 10% de remise sur le tarif mensuel offert. Le package comprends 20 GB de stockage et 75 GB de trafic mensuel (uploads non-compris).
Coté Photoshelter, une offre starter de 150MB et 50MB de bande passante/mois. L’offre PhotoShelter Basic – $9.99/mois 10GB stockage, 5GB/mois hi-res de bande passante $50 pour l’espace vente, la PhotoShelter Standard – $29.99/mois 35GB stockage, 20GB/mois bande passante, customisation et pas de frais d’activation pour l’espace commercial, enfin la PhotoShelter Pro – $49.99/mois 100GB stockage, 50GB/mois de bande passante, customisation de l’espace galerie et pas de frais d’activation pour l’espace commercial.
L’offre tarifaire est donc plus diversifiée chez PS que DRR, avec une possibilité d’utiliser le compte starter comme « portfolio » gratuit tout en conservant la possibilité d’uploader les images sur le PS Collection.
Un peu plus loin
Les deux plateformes vous permettront de personnaliser intégralement leur apparence pour une meilleure intégration à votre site. L’approche de DRR consiste en un modèle unique de galerie sur lequel on applique les couleurs de son choix et son propre identifiant (logo, bannière). Pour PS, c’est la galerie elle même qui s’intègre dans le site « maitre » (voir par exemple chez Contact Press).
Coté expérience utilisateur, DRR et PS ont chacun leurs partisants… et leurs détracteurs. Au crédit de DRR, une aggressivité commerciale (semble t’il) meilleure, une interface uniformisée, un marketplace attractif du fait de la présence de nombreuse Vraies agences. Pour PS, une interface FTP plus efficace, l’existence du glisser-déposer, les galeries « feature » présentant le travail des photographes en page d’accueil. Après un rapide petit sondage auprès des collègues, il semblerait que leur préférence aille vers PS.
Plus intuitive, peut être plus efficace sur certains points, en tous cas en très net progrès depuis quelques mois, la plateforme PS semble réunir de plus en plus de monde.
De mon coté, j’ai d’abord testé l’offre DRR, le concept m’a séduit, j’ai trouvé que la possibilté de personnalisation était un vrai plus. Le premier contact m’a semblé un peu ardu pourtant. L’interface pas toujours clair, les suppressions par groupe (qui m’a fait reprendre un nombre considérable de fois mon captionning à cause de suppression hasardeuses), et surtout, SURTOUT, le prix à mon goût rédibitoire pour un hébergement somme toute classique.
J’ai récement ouvert un compte PS. Pour voir. Gratuit naturellement, il me semble plus facile d’accès, plus convivial. Si les options disponibles et le nombre de réglages et de configurations possibles me donnent également le vertige, je me sent plus en confiance. J’ai également plus de temps pour découvrir l’ensemble de la plateforme puisque celle ci n’est pas limitée à un test de 30 jours. Un regret, pas de customisation possible en compte starter, donc pas d’intégration avec mon site… faudra que je pense à souscrire au forfait supérieur très bientôt.
Pour voir ce qu’on en pense sur le net, c’est ici en anglais.
Les « Marketplaces »
Malgré les efforts de chacun en la matière, les « Marketplace » semblent ne pas rencontrer le succès attendu. Que ce soit pour DRR ou PS, les ventes réalisées proviennent essentiellement de clients déjà en relation avec les photographes. Pas ou très peu de ventes « opportunes ». Les résultats sont très décevant et pas du tout à la hauteur d’une agence traditionnelle de stock ou d’éditorial… Et pour cause, aucune des deux plateforme n’est une agence!
Propos à nuancer tout de même, les offres « Marketplace » sont assez récentes, et donc, ne disposent pas tout à fait de la notoriété nécessaire pour être bien implantées. DRR semble faire de très gros efforts marketing afin de developper ce service, PS quant à lui à mené une grande enquête auprès de ses membres « acheteurs » afin de déterminer avec précision leurs besoins. Un résultat passionnant et très instructif destiné au photographes à voir ici.
Que ce soit l’une ou l’autre des solutions, tout est réellement affaire de goût. Le tout-en-un (très à la mode) n’est valable que si vous possédez d’ores et déjà un carnet d’adresse correct, vous permettant d’utiliser les galeries comme interface entre vous et vos clients. Vous ne pourrez pas encore compter sur ces plateformes pour faire tourner vos archives sans efforts de votre part. Mais que ce soit Digital Railroad ou Photoshelter, l’avenir de la distribution pour les photographes indépendants semble désormais passer vers ces plateformes coopératives.


