A la recherche d'une solution
d'hébergement pour vos images? Une plateforme de vente
efficace pour diffuser votre travail? Beaucoup de photographe
indépendants sont à la recherche de cet outil magique!
Coup d'œil sur les deux poids lourds du moment: Digital Railroad et
Photoshelter.
État des lieux.
Photoshelter se veut être une communauté online, regroupant près de 32000 photographes à travers le monde. Deux services différents sont proposés: Le "PhotoShelter Personal Archive"
et le "PhotoShelter Collection". Comme DRR, le "PhotoShelter Personal Archive" dispose d'outils permettant de mettre ses images en ligne dans une galerie personalisable (ou pas, selon le type de compte souscrit) d'en éditer le contenu, créer des "lightbox" (galeries de photos sélectionnées par le client), commander des tirages etc... le "PhotoShelter Collection", est une plateforme "maison" de stock photo ou les photographes sont encouragés à déposer leur images. Si l'on en croit le site de PS, près de 4000 photos sont envoyées chaque jour à ce marketplace qui propose de reverser 70% des sommes perçues au photographe (contre 35% en moyenne habituellement).
De son conté Digitalrailroad
dispose également d'un large panel de contributeurs visibles
ici dont un certain nombre d'agences de renom telles que Redux, UPI
ou VII. Toujours ce système bicéphale: un "Member
Archive directory" - permettant au photographe d'héberger,
archiver et vendre ses images via une interface personnalisable
(compte payant uniquement) - et un "DRR Market Place"
consistant en une plateforme de vente d'environ 3 millions d'images
provenant des agences et photographes indépendant membres de
DRR. A noter une petite différence, puisque DRR se propose de
reverser au photographe 80% des sommes perçues à la
vente d'une image.
Les Archives personnelles
Que ce soit DigitalRailroad ou
Photoshelter, la philosophie générale est donc très
largement la même, et ce sont les détails qui vous
ferons pencher d'un coté ou de l'autre.
En ce qui concerne les
offres, DigitalRailroad offre 30 jours d'essai gratuits à la
suite de quoi il vous sera possible de souscrire mensuellement pour
$49.95 + $99 de frais d'activation, ou annuellement pour $539.40
($44.95 x 12 = $539.46), les frais de mise en service étant
alors gratuits et 10% de remise sur le tarif mensuel offert. Le
package comprends 20 GB de stockage et 75 GB de trafic mensuel (
uploads non-compris).
Coté Photoshelter, une offre starter de 150MB et 50MB de bande passante/mois. L'offre PhotoShelter Basic - $9.99/mois 10GB stockage, 5GB/mois hi-res de bande passante $50 pour l'espace vente, la PhotoShelter Standard - $29.99/mois 35GB stockage, 20GB/mois bande passante, customisation et pas de frais d'activation pour l'espace commercial, enfin la PhotoShelter Pro - $49.99/mois 100GB stockage, 50GB/mois de bande passante, customisation de l'espace galerie et pas de frais d'activation pour l'espace commercial.
L'offre tarifaire est donc plus
diversifiée chez PS que DRR, avec une possibilité
d'utiliser le compte starter comme "portfolio" gratuit tout
en conservant la possibilité d'uploader les images sur le PS
Collection.
Un peu plus loin
Les deux plateformes vous permettront de personnaliser intégralement leur apparence pour une meilleure intégration à votre site. L'approche de DRR consiste en un modèle unique de galerie sur lequel on applique les couleurs de son choix et son propre identifiant (logo, bannière). Pour PS, c'est la galerie elle même qui s'intègre dans le site "maitre" (voir par exemple chez Contact Press).
Coté expérience utilisateur, DRR et PS ont chacun leurs partisants... et leurs détracteurs. Au crédit de DRR, une aggressivité commerciale (semble t'il) meilleure, une interface uniformisée, un marketplace attractif du fait de la présence de nombreuse Vraies agences. Pour PS, une interface FTP plus efficace, l'existence du glisser-déposer, les galeries "feature" présentant le travail des photographes en page d'accueil. Après un rapide petit sondage auprès des collègues, il semblerait que leur préférence aille vers PS.
De mon coté, j'ai d'abord testé l'offre DRR, le concept m'a séduit, j'ai trouvé que la possibilté de personnalisation était un vrai plus. Le premier contact m'a semblé un peu ardu pourtant. L'interface pas toujours clair, les suppressions par groupe (qui m'a fait reprendre un nombre considérable de fois mon captionning à cause de suppression hasardeuses), et surtout, SURTOUT, le prix à mon goût rédibitoire pour un hébergement somme toute classique.
J'ai récement ouvert un compte PS. Pour voir. Gratuit naturellement, il me semble plus facile d'accès, plus convivial. Si les options disponibles et le nombre de réglages et de configurations possibles me donnent également le vertige, je me sent plus en confiance. J'ai également plus de temps pour découvrir l'ensemble de la plateforme puisque celle ci n'est pas limitée à un test de 30 jours. Un regret, pas de customisation possible en compte starter, donc pas d'intégration avec mon site... faudra que je pense à souscrire au forfait supérieur très bientôt.
Pour voir ce qu'on en pense sur le net, c'est ici en anglais.
Les "Marketplaces"
Propos à nuancer tout de même, les offres "Marketplace" sont assez récentes, et donc, ne disposent pas tout à fait de la notoriété nécessaire pour être bien implantées. DRR semble faire de très gros efforts marketing afin de developper ce service, PS quant à lui à mené une grande enquête auprès de ses membres "acheteurs" afin de déterminer avec précision leurs besoins. Un résultat passionnant et très instructif destiné au photographes à voir ici.
Que ce soit l'une ou l'autre des solutions, tout est réellement affaire de goût. Le tout-en-un (très à la mode) n'est valable que si vous possédez d'ores et déjà un carnet d'adresse correct, vous permettant d'utiliser les galeries comme interface entre vous et vos clients. Vous ne pourrez pas encore compter sur ces plateformes pour faire tourner vos archives sans efforts de votre part. Mais que ce soit Digital Railroad ou Photoshelter, l'avenir de la distribution pour les photographes indépendants semble désormais passer vers ces plateformes coopératives.

Je suis PhotoShelter depuis un bon moment, le service semble sérieux et il ne semble pas y avoir de lézards. Ce genre de plateforme n'est viable que sur une base internationale, elle permet de vendre ses photographies locales à l'internationale plutôt que de se déplacer aux quatre coins du monde pour les vendre en local. Moins d'agréables voyages certes, mais moins de pollution aussi pour des photographes toujours prompts à dénoncer les dérives écologistes chez leurs sujets.
Si la vente en dehors des clients propres à chacun n'explose pas encore, cela devrait changer une fois la bulle des sites de vente à prix cassés. Ces pratiques ne peuvent pas durer et ne survivront pas à la prise de conscience des photographes qu'elles auront abusés. Donc, je suis optimiste pour ce genre de plateforme qui est la seule réponse aux mégaagences, à la condition qu'elles regroupent un nombre suffisant de photographes et de photographies de qualité.
Ne parlant pas anglais, j'avais toujours quelques doutes sur le sérieux de ses plateformes. Si je peux vendre des images à l'internationale sans avoir à communiquer directement avec les clients, c'est mieux, mais c'est toujours risqué. La confiance est l'élément capital de ce type de service. Si je vous en crois, c'est réellement du sérieux ?
Merci pour votre article.
Avez-vous des informations récentes sur Orphan Work Bill ?
Merci JluK de ce commentaire et bienvenue sur bulb.
Je ne suis malheureusement pas aussi optimiste en ce qui concerne les agences de stock tirant leurs photos à la tête du premier venu!
Il suffit de voir la politique de Corbis/SnapVillage à ce sujet et les prix consacrés aux images (16 cents la photo!).
http://www.stockphototalk.com/phototalk/2008/06/snapvillage.html
La vente à perte n'est pas interdite aux États Unis, et tant que cela restera comme ça, l'industrie photo - toujours en recherche d'air frais - n'aura de cesse de tirer les prix vers le bas... Quant à la prise de conscience des photographes... Je reste bouche bée devant tant d'apathie de la part de nos collègues qui, pour la grande majorité, se laissent dicter (depuis toujours en fait) les règles d'un marché qu'ils alimentent.
Pour l'Orphan work bill, je travaille à une suite... Stay tuned