Photojournalistes multimedia – free ebook

November 1, 2009 by gholubowicz · 1 Comment 

multimediabulb-cover2009 sera probablement l’année durant laquelle, le photojournalisme, aura basculé. Jamais  la presse n’aura autant souffert, jamais les photojournalistes n’auront eu autant de difficulté à témoigner. Et pourtant, jamais ce genre n’aura été aussi vivace, présent, au coeur de l’innovation technologique et sociale.

Être photographe, c’est écrire avec la lumière. Être photojournaliste c’est capter la lumière de la vérité. Depuis Enrich Salomon, le sens de notre profession n’a guère changé. Témoigner de l’état de notre monde.

Ce témoignage avait encore, il y a peu, sa place dans les pages des magazines ou des quotidiens. Il appartient désormais  au monde  numérique. Cette  formidable opportunité de developper nos histoires au delà du simple médium en deux dimensions doit nous inciter à maitriser les nouveaux outils du net.

Le photojournaliste de demain sera un caméléon, capable d’enregistrer des images, du son et de la vidéo, de coder des pages web et de diffuser du contenu à une communauté de lecteurs qu’il aura construite.

http://www.gholubowicz.com/bulb/wp-content/plugins/downloads-manager/img/icons/pdf.gif download: Guide multimedia pour Photojournalistes (1.32MB)
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description: Guide multimedia pour Photojournalistes - Ce manuel a pour vocation de vous donner les bases de la production multimédia.
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10 conseils à suivre en 2009 pour être un bon photojournaliste

December 30, 2008 by gholubowicz · 3 Comments 

20081225URBANVIEW-1Fin d’année et bonnes résolutions sont en vue. Dans ce domaine tout le monde a fort à faire. Voici 10 conseils (que je devrais également suivre) pour devenir un meilleur photojournaliste.

  1. L’outil. Le photographe est celui qui écrit avec la lumière, le photojournaliste donne un point de vue et rapporte une information. Dans ce processus intellectuel, la part de l’outil utilise est grande, mais ne doit pas être centrale. L’outil doit savoir s’effacer sous les doigts du photographe et ne plus faire qu’un pour capturer l’essentiel. Peu importe sa nature. C’est la rencontre de cette fraction de temps et du photographe qui sait la voir qui fait la photo. Sachez naviguer entre le numérique et l’argentique, ne les opposez pas. Chaque outil a son propre rythme et répond aux exigences du sujet sur lequel vous travaillerez. L’outil doit servir l’histoire que vous racontez, épouser son temps de narration. Du grain au pixel le trait d’union c’est vous.
  2. Réinventez l’histoire. Tout est déjà fait! Si Michel Ange s’en était tenu à cet adage en voyant les œuvres de Piero della Francesca, nous n’aurions jamais eu la Chapelle Sixtine. Renouvelez les genres, explorez les voies nouvelles et tentez les expériences! Si deux chemins se présente à vous, choisissez le plus ardu, de l’effort que vous fournirez pour le parcourir sortira quelque chose de meilleur. Soyez inspire mais pas dépendant, soyez novateur et pas suiveur. Ok, ok, plus facile à dire qu’à faire… l’essentiel c’est de le faire.
  3. Ouvrez votre regard. Soyez prêts à voir ce que les autres ne voient pas. Photographier un évènement c’est aussi ça. Retrouver dans l’ordonnancement des choses la cohérence de votre regard et figer la scène pour le reste des temps. Préparez vous à l’inattendu. Lorsqu’on travaille sur une histoire, on peut souvent se retrouver enfermé, trop occupé à ne voir que ce que l’on cherche, trop concentré sur l’histoire pour éviter de rencontrer d’autres histoires. L’expression créative de notre regard trouve sa pleine mesure dans ces imprévisibles moments.
  4. Ne lâchez pas prise. Conseil de vie, conseil de photographe. Ne lâchez pas prise, même si c’est la crise! Si vous croyez en votre œil et que votre démarche est construite autour d’une réflexion créative et commerciale forte, alors vous y arriverez. Photojournaliste n’est pas un métier facile. Examinez vos archives, les photos prises en 2008, et voyez celles dont vous êtes pleinement satisfait. Combien y en a t’il? Fort à parier que vous vous attendiez à en trouver plus. A en voir des images plus fortes, plus construites que celle que vous avez photographié. Demandez vous pourquoi. Avez-vous résisté au contentement facile, au temps qui presse? Avez vous renoncé à ce dernier coup d’œil, à ces dernières minutes d’attente, à sortir sous la pluie ou sous la neige? Avez-vous préféré Drucker au sirop de la rue, les lumières cathodiques à celle de l’éclairage public. Si oui, vous savez quoi faire.
  5. A la poursuite de la “bonne” image. C’est la quête de beaucoup d’entre nous, mais pourtant c’est la pire de toute. Pour “LA” bonne photo à réaliser, allez au rayon photographie de la FNAC
    la plus proche de chez vous et dévalisez la pile de manuels qui y sont
    entassé, vous y trouverez moult conseils. Pour moi la bonne photo est d’avantage celle qui exprime au mieux notre relation avec le monde. Comme individu, nous nous inscrivons avec curiosité dans le court du temps, fixant ce qui nous semble relever du moment magique. La finalité n’est donc pas créer un produit parfait, répondant a une liste de critères long comme le bras, mais bien de reproduire avec sens un lien évanoui entre les hommes et les choses qui nous entourent. C’est ce qui définit notre engagement dans ce monde, et finalement peu importe le médium ou le résultat.

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Convergence

September 17, 2008 by gholubowicz · 1 Comment 

frontview-001C’est le temps de la convergence. Le temps du changement, l’Evolution tant redoutée qui laissera sur le carreau tous ceux qui auront refusé de s’y adapter, comme en son temps, le passage à l’ère numérique. La mutation qui donnera peut être un nouveau souffle…

Canon a dévoilé hier soir son nouvel appareil de prise de vue, hybride abordable d’une caméra video et d’un vrai boîtier pro photo. Le 5D Mark II semble l’outil parfait que nombre de photographes attendait (dont moi). Pas pour la course à l’armement, mais pour son potentiel d’expression démultiplié.
Dans le même temps, Chad Hurley, fondateur de Youtube, annonce ses ambitions dans un post où il indique vouloir conquérir les écrans du monde (rien que ça) à travers la vidéo en ligne. 13 heures de vidéo téléchargée chaque minute sur la plate forme américaine, et des contenus déjà visibles sur Tivo ou votre Iphone.
Les temps se durcissent pour les agences photographiques, Jean Pierre Pappis, fondateur de l’agence Polaris, confie à Miki Johnson devoir travailler encore plus dur aujourd’hui pour le même résultat qu’hier pendant que Christian Caujolle, fondateur de l’agence VU, regrette le temps ou l’image photographique trouvait acquéreur pour un prix à la hauteur des investissements créatifs et financiers. Getty Images brade ses images, passe à la vidéo, Corbis licencie. La presse n’est désormais plus un sérieux débouché pour la production photo. Le contenu seul de l’image fixe, s’il étonne encore par la prouesse de ses auteurs, ne suffit plus à véhiculer le propos. Les cimaises de Perpignan ont beau réunir des milliers de visiteurs, ce sont encore les projections (contenus animés et mis en musique) qui attirent le plus de spectateurs.
Enfin c’est le succès de Mediastorm, The Raw Files ou Talking Eyes Media, plateformes de production multimédia. De The multimedia shooter, lieu de connaissance pour tous les amateurs de contenu multimédia. C’est l’époque de l’explosion du mini format vidéo, des Codecs en tous genres, de  Imovie, des webcams… l’image fixe se met à bouger. La parole remplace le silence, c’est l’heure de la complémentarité, l’heure de la convergence entre vidéo et photo. New York Times, Time.com, Newsweek, The Rocky Mountain News (un des plus prolifique et créatif) tous les grands se mettent à la production vidéo. Il est maintenant fréquent de se retrouver à coté d’opérateurs équipés de MiniDV estampillé New York Post, et la dernière Fashion Week comptait presqu’autant de caméra que de photographes. Dernière frontière franchie, les concours  récompenses désormais le multimédia: NPPA et le NPOY et même le World Press Photo offrent une place au contenu multimédia!
La photographie n’est pas morte, pas plus que le photojournalisme, elle prend un nouveau sens et appuie un discours désormais accessible à chacun. Parce que le multimédia enrichit la photographie de ses interviews, en plans fixes et serrés sur le visage, le photojournalisme devra épurer ses images des portraits trop faciles et se concentrer sur l’histoire, la raconter de nouveau et proposer un angle différent au sein d’une même production. Parce que le photographe est trop souvent solitaire, il devra apprendre à se fondre dans une équipe et servir l’histoire dont il est dépositaire. La vidéo offre une nouvelle possibilité narrative, mais aussi de nouveaux débouchés éditoriaux et économiques.
L’audience formidable et croissante de la vidéo sur internet due à la généralisation d’un parc informatique de plus en plus performant, de technologies de codage permettant de meilleures compressions et du développement des réseaux, amènent doucement mais sûrement l’industrie du photojournalisme vers cette voie du multimédia.
Ce modèle nouveau n’affectera pas que les photojournalistes que nous sommes, mais également les agences pour lesquelles nous travaillerons. Le train est d’ailleurs déjà en route pour certains. X17, Splash et bien d’autres agences de Paparazzi ont pris le tournant, fournissent nombres de sites web et génèrent des revenus publicitaires sur leur blog.
Certains photographes comme Ziv Koren, ou Chase Jarvis profitent de l’outil pour offrir une nouvelle dimension à leurs projets et populariser leur point de vue.
Le futur est là dans la main des patrons d’aujourd’hui, ceux qui iront vers cette convergence des moyens attireront à eux les regards, les talents et les clients nouveaux. Ceux qui auront le courage de conserver leur identité de photographe, en offrant aux spectateurs l’accessibilité nouvelle de la vidéo, développeront les succès de demain. La convergence est en marche, la technologie apportera dans les cinq ans à venir la réponse à la crise que traverse aujourd’hui l’industrie du photojournalisme.
Le futur est là:
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DOSSIER: Digital RailRoad ou Photoshelter, quelle solution?

June 29, 2008 by gholubowicz · 5 Comments 

photoshelteDRR_logo.jpg

A la recherche d’une solution
d’hébergement pour vos images? Une plateforme de vente
efficace pour diffuser votre travail? Beaucoup de photographe
indépendants sont à la recherche de cet outil magique!
Coup d’œil sur les deux poids lourds du moment: Digital Railroad et
Photoshelter.


État des lieux.

Photoshelter se veut être une
communauté online, regroupant près de 32000
photographes à travers le monde. Deux services différents
sont proposés: Le “PhotoShelter Personal Archive”

et le “PhotoShelter Collection”.
Comme DRR, le “PhotoShelter Personal Archive” dispose
d’outils permettant de mettre ses images en ligne dans une galerie
personalisable (ou pas, selon le type de compte souscrit) d’en éditer
le contenu, créer des “lightbox” (galeries de photos
sélectionnées par le client), commander des tirages
etc… le “PhotoShelter Collection”, est une plateforme
“maison” de stock photo ou les photographes sont encouragés
à déposer leur images. Si l’on en croit le site de PS,
près de 4000 photos sont envoyées chaque jour à
ce marketplace qui propose de reverser 70% des sommes perçues
au photographe (contre 35% en moyenne habituellement).

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DOSSIER: Le guide photo ecolo

June 16, 2008 by gholubowicz · 1 Comment 

Green_photo

S’il est une tendance de chez tendance, c’est bien le développement durable et… le
vert!
Second constat, avec ses déplacements réguliers que ce soit aux quatre coins du globe, ou à l’autre bout du département (du compté, ou du district peu importe), le moins qu’on puisse dire c’est que le photographe n’est pas économe
en énergie. Tour du web de l’écolo-photo.

Tour du proprio…

Le passage au numérique, s’il en a frustré plus d’un et coûté les yeux de la tête aux autres, n’a pas eu que des inconvénients. La disparition progressive des pellicules a, notamment, permis de réduire durablement et très sensiblement la pollution liée à la production des films argentiques.

Pour info, Kodak était considéré en 2002 par le Political Economy Research Institute de l’Université du Massachusettscomme le 5ème plus gros pollueur des États-Unis!!! Avec plus de 2000 tonnes de produits dangereux relâchés dans l’eau et l’atmosphère cette année là, la firme de Rochester arrivait en tête du classement des plus gros pollueurs de l’État de New York.
Rapporté au nombre de fabricants du même type, et si l’on considère les millions de tonnes de papier RC, les millions de mètres cubes d’eau et l’énergie dépensée dans les process industriels… La note écologique finale de l’époque argentique était des plus déplorables!Les temps changent, et c’est tant mieux, la révolution informatique à permis le passage d’une technologie polluante à une autre au look plus vert et plus eco-friendly… en apparence seulement.

L’accélération du taux de renouvellement des appareils, la demande sans cesse croissante d’énergie destinée à alimenter batteries, piles, ordinateurs et périphériques ont rendu le photographe numérique encore plus dépendant de l’énergie que le photographe analogique. L’impact écologique est de plus en plus fort et les ressources de plus en plus utilisées.

Mais alors que faire???

Quelques conseils pour devenir un photographe éco responsable.

  1. Gardez un œil sur votre consommation électrique et militez pour une énergie propre!
    Chaque KW/h génère près de 6.35Kg de Gaz à effet de serre. Choisissez des appareils de bureau certifiés Energy
    Star
    ou Blauer-Engel (économes en ressources). Préférez d’éteindre vos appareils, type ordinateur, imprimante, scanner plutôt que les mettre en veille. Votre Mac, votre imprimante ou vos Canon consomment beaucoup d’énergie. Affirmez votre préférence pour des énergies renouvelables et faites le savoir à vos élus locaux.
  2. Recyclez!
    Le tri sélectif va devenir votre ami! Voyez plutôt, au moins 1/3 de notre poubelle de bureau est composée de déchets papiers !!! Le recyclage des papiers et cartons fournit près de 60% de matière première à l’industrie papetière française et demande 30% d’énergie de moins que lors de l’utilisation de pulpe de bois. Pensez aussi aux cartouches d’encre des imprimantes, aux ampoules longue durée et aux programmes de récupération des déchets électroniques. Mieux! Équipez vous avec des produits recyclés, comme ce Primus AW de Loweproconstitué (d’après le fabricant) de 51% de matériaux récupérés.
  3. Compensez votre CO2!
    Évidement le premierréflexe green à avoir lorsqu’on est photographe est de faire attention à son mode de transport. En ville, une seule religion, transport en commun. Envisagez l’achat de véhicules hybrides, un crédit
    d’impôt voiture propre
    peu vous aider à financer votre projet. Compensez le carbone que vous émettez, des
    sites proposent de calculer ce que vous dépensez et vous propose de compensez vos émissions. Le siteGoodplanet.org créé par Yann Arthus Bertrand me semble le plus efficace en France.  CarbonFund.org etNativeEnergy vous proposent également d’acheter des crédits Carbone.
  4. Rechargez un max!
    Les piles sont des fléaux. La solution: les piles rechargeables. En quatre ans, je n’ai acheté que deux jeux de piles différents, que j’utilise toujours et qui fonctionnent très bien.
    J’utilise mon flash quasi quotidiennement, pour du Red Carpet, du portrait, de l’éclairage rapporté… aucun problème de tension. La pile rechargeable c’est du béton! L’autre astuce est d’emporter un chargeur solaire,
    type Brunton SolarRoll Panel, écologique mais aussi très pratique en cas de “faiblesse” des batteries lorsqu’on se
    retrouve au milieu de nulle part ou que le barman du coin vous refuse la prise électrique de son Café (expérience
    vécue).
  5. Arrêtez les économies pour les économies!
    Au final, la solution est d’investir massivement pour faire des économie sur la durée. Mes piles m’ont certes couté près de 300$ (chargeur compris), mais m’ont fait économiser près de 1000$ sur l’année! Ce n’est pas rien. Un boitier pro coûte cher (parfois trop, hélas), mais sa réalisation lui assure une durée de vie largement supérieure à celle d’un boitier d’entrée de gamme. Les ampoules basse consommation sont chère (en Europe) mais durent plus longtemps et consomment moins.

Aller plus loin

L’investissement n’est pas qu’une question d’argent et ne doit d’ailleurs pas le rester, si le sujet vous intéresse, parlez-en autour de vous, sensibilisez votre famille, vos amis, vos relations professionnelles. Mais surtout, parce que vous êtes photographe, soyez attentifs à votre environnement proche. Utilisez cet œil pour dénoncer ce qui vous révolte, ou

souligner un angle sur le problème environnemental. En ville, à la campagne, peu importe l’endroit, faites de la photo
ecolo! Pas besoin de prendre l’avion pour rapporter une image qui fera la différence! Et si vous partez, pensez à
compenser.

Voyez ces photographes, YannArthus BertrandPhilipPlissonBrianSkerry ou d’autres qui mettent leur regard au service d’une couleur, regardez comme eux votre monde, découvrez le à nouveau et interrogez vous.



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