The landscape of the web documentary in 2011 is still very limited. In little more than five years of existence, the « webdoc » has reached an unprecedented interest among photojournalists, new media producers and begins to spread across a wider audience. Yet it is already time to move on, it’s time to move to the ‘idoc.’

At the beginning was the documentary.
The term “web-documentary” originates from the convergence of web technologies with a well-known film genre whose roots go back to the 1920s. In the documentary, a point of view is expressed through a sequential editing of different medium – videos, pictures, sounds and comments. It aims to represent the world in its historical dimension. Traditionally, the documentary can take different kinds of intentions, from a simple catalog of events to the militant or political pamphlet, which remains identified as a representation of reality – that even filtered or curated – differs fundamentally from pure fiction. The American historian and theorist Bill Nichols, explains that documentaries have an intimate connection with world « History » and are driven by an informative logic that supports a vision of this world. The genre is based upon the narrowness of the link which connects the film to the historical reality, rather than a form of artificial narrative which would serve a fictional topic. The documentary is not organized around a main character but around an argument or logic whose roots go back in historical reality. Public expectations are also essential if you wish to define the genre. This is what the viewer perceives the relationship documentary has with reality, proximity and the Director’s POV that will establish with certainty the nature of a film documentary.
Lev Manovich, Professor of Visual Arts at the University of San Diego and new media theorist highlights, in the structure of the Web-based documentary or ‘webdoc’, the predominance of datasets over the narrative itself. Manovich distinguishes the « data », that are used to construct the story (video, audio, graphics, texts, music etc.), and the « narrative », that represents the virtual path linking these data with each other. The main difference between a documentary and webdoc is therefore the access the public has to this database and what it can do with that information. The documentary consists of an extensive collection of content, refined and condensed by the filmmaker into a product for which the video interface (linear by nature) only allows limited navigation and doesn’t grant access to the peripheral data originally used by the documentary (cut scenes, texts, archives etc.) nor any kind of dynamic intervention by the public. On the other hand, in a webdoc, the public can manipulate randomly – through a sophisticated UI – the data (text, statistics, maps etc.), navigate through the content and search for specific information. They are able to select “on the go” items from the story in order to trace a new path in the narrative line which eventually will extend the user experience.
To summarize, the documentary is a finished and frozen product, delivered to an audience (passive group), when the webdoc is a modular and variable object, proposed to the public (active group). Read more
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Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.
Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.
C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.
Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.
Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc) est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).
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Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.
Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.
C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.
Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.
Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc) est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).
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Après Laisser faire ou se battre? , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme!

« La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. »
La liquidation judiciaire des restes de l’agence Sygma a été demandée il y a quelques jours par Stefan Biberfeld, gérant de la « coquille vide » de Corbis, rachetée en 2001 et depuis jamais réellement sortie du rouge. Encore un traumatisme pour le monde du photojournalisme français qui ne s’en remet pas de voir son patrimoine historique partir en fumée, petit bouts par petit bouts. Un coup de plus porté au moral de professionnels, qui comme ici, sont de plus en plus malmenés. Prochaine étape redoutée, la vente de Sipa press, qui fera suite au désengagement progressif du groupe Fabre dans ses médias déficitaires. La série noire de cessions et de fermetures en tous genres n’en finit pas de secouer le photojournalisme et la photographie, comme autant d’ondes de choc destructrices, créant mois après mois, un état d’esprit d’injustice et de résignation. Le Titanic n’en finit pas de sombrer, et l’orchestre joue encore.
Il est pourtant largement temps que nous prenions conscience que rien ne sera plus comme avant. La presse écrite – premier client des agences de photojournalisme - ne souffre pas d’une crise, mais traverse en réalité une période de mutation qui conduira inexorablement a une extinction massive des éditions imprimées et verra l’émergence de nouveaux plateaux de contenus sur la toile. Il est donc largement temps d’embrasser le nouvel environnement digital qui s’ouvre devant nous et de sortir de cette dépression sans fin. Un réveil d’autant plus important, que nous disposons d’ores et déjà de certains outils qui - étonnamment - sont tout à fait adaptes au web et permettraient, pour peu qu’on les utilise correctement, de développer ce potentiel encore inexploité. Des structures d’exercice qui possèdent les atouts nécessaire à l’évolution du photojournalisme, mais que nous laissons périr de façon inconsidérée: les agences.
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Après avoir repris la question de Jeff Jarvis « What would Google do? (part 2)« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme, mais cette fois, en 2010!

Fin d’année et heure des bilans. On s’embrasse en se promettant de corriger nos erreurs, de reprendre a zéro ce que l »on pense avoir rate. Les meilleurs intentions sont au rendez vous de minuit et disparaissent au petit matin dans une tasse de café noir.
La saison est donc a l’heure du bilan, Adam Westbrook reprend les 10 tendances principales selon lui de 2010, Ross Dawson explique en substance quelles sont les stratégies a adopter pour créer le futur écosystème médiatique, David Carr enfin explique dans son « After a Year of Ruin, Some Hope« pour le New York Times que l’espoir se trouve dans le marche de niche, l’hyperlocal et surtout l’innovation en soulignant notamment le dynamisme des étudiants de l’Ecole de Journalisme de CUNY et leur travaux innovants, d’ailleurs récompensés dans le cadre des cours de Journalisme Entreprenarial dispenses par Jeff Jarvis.
Et le photojournalisme?
Notre univers déjà bien tourmente se prépare a deux chocs successifs pour l’année a venir, un bien et un mal, le Ying et le yang de la photo.
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