I’m late…I’m late
novembre 29, 2010 by gholubowicz · 1 Comment
Encore quelques mots concernant les activités externes à ce blog et au photojournalisme pur et dur (encore que), pour donner en deux ou trois lignes l’actu de la semaine. Merci à l’asso Freelens, qui m’a très sympathiquement invité, je serai ce Mercredi 1er Décembre à Paris pour participer à une conférence sur « le storytelling propre au transmédia » organisé à la Mairie du Xeme arrondissement en compagnie notamment d’Arnaud Dressen d’Honkytonk , Vodeo.tv et Article Z et de Jean-Yves Lemoine de la société Kidoma. Pour la petite histoire, le Transmedia storytelling c’est l’art de raconter une histoire en la segmentant sur différents supports de telle sorte que chacune des parties soient complémentaires les unes aux autres. Si vous êtes intéressés, je parlerai plus longuement de cette technique sur le blog d’O2creation.org, très bientôt.
Dans le même temps, (le 2 et 3 Dec), j’interviendrai dans la formation des « Photojournalistes » de l’EMI-CFD en animant un cours sur les Réseaux Sociaux et la Videographie. Videographie dont l’atelier pratique se déroulera du 23 janvier au 4 février et pour lequel j’espère de belles choses!
Le Guide Multimédia avance gentiment mais surement, n’hésitez pas à vous inscrire pour recevoir une preview et une alerte. Je suis un peu sur le rythme du Lapin Blanc d’Alice: « en retard » mais je m’active pour vous livrer ça avant les fêtes de Noel! La chose sera dispo en version digitale interactive (.pdf) format epub et format papier. Le tout a télécharger – ou commander - ici ou sur o2creation.org. Stay Tuned!
Sortir du Cadre: la Résilience
juin 6, 2010 by gholubowicz · Leave a Comment
Après Laisser faire ou se battre? , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme!

« La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. »
La liquidation judiciaire des restes de l’agence Sygma a été demandée il y a quelques jours par Stefan Biberfeld, gérant de la « coquille vide » de Corbis, rachetée en 2001 et depuis jamais réellement sortie du rouge. Encore un traumatisme pour le monde du photojournalisme français qui ne s’en remet pas de voir son patrimoine historique partir en fumée, petit bouts par petit bouts. Un coup de plus porté au moral de professionnels, qui comme ici, sont de plus en plus malmenés. Prochaine étape redoutée, la vente de Sipa press, qui fera suite au désengagement progressif du groupe Fabre dans ses médias déficitaires. La série noire de cessions et de fermetures en tous genres n’en finit pas de secouer le photojournalisme et la photographie, comme autant d’ondes de choc destructrices, créant mois après mois, un état d’esprit d’injustice et de résignation. Le Titanic n’en finit pas de sombrer, et l’orchestre joue encore.
Il est pourtant largement temps que nous prenions conscience que rien ne sera plus comme avant. La presse écrite – premier client des agences de photojournalisme - ne souffre pas d’une crise, mais traverse en réalité une période de mutation qui conduira inexorablement a une extinction massive des éditions imprimées et verra l’émergence de nouveaux plateaux de contenus sur la toile. Il est donc largement temps d’embrasser le nouvel environnement digital qui s’ouvre devant nous et de sortir de cette dépression sans fin. Un réveil d’autant plus important, que nous disposons d’ores et déjà de certains outils qui - étonnamment - sont tout à fait adaptes au web et permettraient, pour peu qu’on les utilise correctement, de développer ce potentiel encore inexploité. Des structures d’exercice qui possèdent les atouts nécessaire à l’évolution du photojournalisme, mais que nous laissons périr de façon inconsidérée: les agences.
Sortir du Cadre: Laisser faire ou se battre?
mai 17, 2010 by gholubowicz · Leave a Comment
Après avoir esquissé ce que pourrait être l’agence du XXIeme siecle dans Parenthèse pour Cas Pratique, je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.

C’est un cycle immuable depuis quelques années. Une crise survient et la question est posée: « Quel avenir pour le photojournalisme ».
Les réponses les plus communément rencontrées sur les forums, Facebook, Twitter ou les blogs spécialisés, dans la vraie vie sont généralement de deux ordres. Les pessimistes: sombre, difficile, compromis, voué a l’extinction, nul. Et les incertaines : illisible, incompréhensible, peu rassurant.
Puis chacun ensuite, dresse la liste des ennemis à abattre. Getty en tête, les Low cost agencies, Creative Commons, l’Orphan work bill, DR, la saturation du marché, les amateurs, les financiers, le numérique, Internet, Flickr, les magazines, la culture, les débouchés, la distribution etc…
Tous les acteurs de la photo, éditeurs, agents et photographes, unis dans un même chorus, crient au désespoir, à l’agonie, au scandale. Les témoignages se succèdent pour raconter combien la vie est dure, combien il est difficile de survivre. Apparaissent dans le même temps quelques bonnes âmes, qui, assises dans de confortables fauteuils nous expliquent comment utiliser notre carte de crédit avant de recevoir leur précieux conseils en marketing. Enfin les ténors se font entendre et clament que non, la profession n’est pas morte, « Regardez le travail de X ou de Y, photographe fantastique, parti au péril de sa vie et au dépens de son conseiller bancaire, dans un des quatre coins de notre globe (étrange concept du globe aux quatre coins) pour nous rapporter un témoignage unique. » Non définitivement le photojournalisme n’est pas mort, ouf on respire, tout le monde est rassuré. Rentrez chez vous, y a plus rien à voir.
A ce stade le calme revient jusqu’à ce qu’un nouvel évènement ce produise et c’est à nouveau la crise d’épilepsie.
10 conseils à suivre en 2009 pour être un bon photojournaliste
décembre 30, 2008 by gholubowicz · 4 Comments

Fin d’année et bonnes résolutions sont en vue. Dans ce domaine tout le monde a fort à faire. Voici 10 conseils (que je devrais également suivre) pour devenir un meilleur photojournaliste. #
- L’outil. Le photographe est celui qui écrit avec la lumière, le photojournaliste donne un point de vue et rapporte une information. Dans ce processus intellectuel, la part de l’outil utilise est grande, mais ne doit pas être centrale. L’outil doit savoir s’effacer sous les doigts du photographe et ne plus faire qu’un pour capturer l’essentiel. Peu importe sa nature. C’est la rencontre de cette fraction de temps et du photographe qui sait la voir qui fait la photo. Sachez naviguer entre le numérique et l’argentique, ne les opposez pas. Chaque outil a son propre rythme et répond aux exigences du sujet sur lequel vous travaillerez. L’outil doit servir l’histoire que vous racontez, épouser son temps de narration. Du grain au pixel le trait d’union c’est vous.
- Réinventez l’histoire. Tout est déjà fait! Si Michel Ange s’en était tenu à cet adage en voyant les œuvres de Piero della Francesca, nous n’aurions jamais eu la Chapelle Sixtine. Renouvelez les genres, explorez les voies nouvelles et tentez les expériences! Si deux chemins se présentent à vous, choisissez le plus ardu, de l’effort que vous fournirez pour le parcourir sortira quelque chose de meilleur. Soyez inspire mais pas dépendant, soyez novateur et pas suiveur. Ok, ok, plus facile à dire qu’à faire… l’essentiel c’est de le faire.
- Ouvrez votre regard. Soyez prêts à voir ce que les autres ne voient pas. Photographier un évènement c’est aussi ça. Retrouver dans l’ordonnancement des choses la cohérence de votre regard et figer la scène pour le reste des temps. Préparez-vous à l’inattendu. Lorsqu’on travaille sur une histoire, on peut souvent se retrouver enfermé, trop occupé à ne voir que ce que l’on cherche, trop concentré sur l’histoire pour éviter de rencontrer d’autres histoires. L’expression créative de notre regard trouve sa pleine mesure dans ces imprévisibles moments.
- Ne lâchez pas prise. Conseil de vie, conseil de photographe. Ne lâchez pas prise, même si c’est la crise! Si vous croyez en votre œil et que votre démarche est construite autour d’une réflexion créative et commerciale forte, alors vous y arriverez. Photojournaliste n’est pas un métier facile. Examinez vos archives, les photos prises en 2008, et voyez celles dont vous êtes pleinement satisfait. Combien y en a-t-il? Fort à parier que vous vous attendiez à en trouver plus. A en voir des images plus fortes, plus construites que celle que vous avez photographiée. Demandez-vous pourquoi. Avez-vous résisté au contentement facile, au temps qui presse? Avez-vous renoncé à ce dernier coup d’œil, à ces dernières minutes d’attente, à sortir sous la pluie ou sous la neige? Avez-vous préféré Drucker au sirop de la rue, les lumières cathodiques à celle de l’éclairage public. Si oui, vous savez quoi faire.
- A la poursuite de la “bonne” image.
C’est la quête de beaucoup d’entre nous, mais pourtant c’est la pire de toute. Pour “LA” bonne photo à réaliser, allez au rayon photographie de la FNAC la plus proche de chez vous et dévalisez la pile de manuels qui y sont entassé, vous y trouverez moult conseils. Pour moi la bonne photo est d’avantage celle qui exprime au mieux notre relation avec le monde. Comme individu, nous nous inscrivons avec curiosité dans le court du temps, fixant ce qui nous semble relever du moment magique. La finalité n’est donc pas créer un produit parfait, répondant à une liste de critères long comme le bras, mais bien de reproduire avec sens un lien évanoui entre les hommes et les choses qui nous entourent. C’est ce qui définit notre engagement dans ce monde, et finalement peu importe le médium ou le résultat. - Montrez, montrez, montrez. Tout ça est une histoire de choix. Une subjectivité du regard qui élimine du champ le reste du monde pour ne montrer qu’une fraction de cet univers. On cadre, on recadre, on édite, on sélectionne et on imprime ou on expose. L’idée est de montrer. Montrer ce qu’on a délibérément choisi, exclu, du flot continu. Montrer aux autres, a ces cultures et ces visions différentes nos choix, montrer et recevoir les critiques en retour, les points de vues, les additions et les soustractions. Puis reprendre le travail effectué, quand le temps et le poids de l’investissement s’estompe pour permettre de choisir à nouveau, plus riche du regard des autres, et enfin représenter son travail.
- Tuez le père. Pour moi il y en a eu plusieurs qui ont “marqué” mon imaginaire d’ado aspirant photographe. Chauvel et Peress, Nachtwey ou Burrows… Koudelka pour ne citer qu’eux. Un style, des thèmes qui leur sont chers, tous ces photographes ont des identités fortes qui peuvent vous freiner, vous enfermer dans une routine visuelle, surtout s’ils vous ont inspiré. Encore une fois, sortez des clichés et réinventez ce que vous avez dans la tête. Pour que le père devienne un pair.
- Alors, Couleur ou N&B? Le premier ancre le spectateur dans le réel, le second fait appel à l’abstraction. J’ai commencé la photo en Noir et Blanc, moins cher et plus facile, pas besoin de se battre avec les différentes qualités decouleur et leur saturation. Au labo évidement, même combat, process
- plus aisé et produits plus abordables. La couleur est venue avec le
numérique, plus immédiat, plus demandé, j’ai été très déçu des premiers
résultats, puis j’ai appris à réaliser une balance de blancs, corriger
les balances chromatiques et jouer sur la saturation des couleurs.
Aujourd’hui je retourne au Noir et Blanc, parce que je ne vois pas en
couleur ce que je vois en N&B et que je ne veux plus passer à cote
de ces images que je voyais jadis et que j’ai failli oublier. - A faire et ne pas faire.
Achetez un bon appareil photo. Mon top: Canon 5D mark II ou Nikon D700,
Panasonic DMC-LX3 ou Sigma DP2. Achetez de bonnes optiques, de très
très bonnes optiques. Ayez des cartes rapides, genre Sandisk Extreme 4.
Cote logiciel Lightroom, ça suffit pour commencer, Photoshop si vous
pouvez, Expression Media pour cataloguer de gros volumes d’image.
Stockez sur HD externe, DVD-DL. Ne préférez pas un boitier cher plutôt
qu’une optique chère. Ne supprimez pas d’images vous le regretteriez,
n’investissez pas dans un mark III si un compact vous suffit,
l’essentiel est de faire des photos. - Aimez!
Attachez-vous à photographier ce qui est important pour vous! Ce qui est
essentiel, ce qui vous plait le plus. Faites-le avec passion, avec
application et engagement. Documentez-vous, dévorez les plus d’infos
sur le sujet qui vous intéresse. Faites en le tour plusieurs fois,
amusez-vous, tentez des choses, respectez votre travail et l’objet de
votre travail. Cette relation avec le sujet photographié est unique,
comme je l’ai dit, elle vous connecte à ce monde et définit la
relation que vous avez avec lui. Prenez le temps de choisir la lumière,
le moment de la journée qui paraitra mettre en valeur ce que
vous voulez montrer. Évitez midi, préférez le matin, le soir ou la
nuit. Préférez la lumière ambiante et si vous aimez travailler en
lumière artificielle, composez la soigneusement. Approchez-vous du
sujet, Capa l’a déjà dit, n’ayez pas peur de lui. De face, de profil,
de dos, cherchez le meilleur angle, la meilleure approche. Soyez franc
et direct, honnête dans votre démarche et fidèle à vos idées. Soyez
rigoureux. Ne faites pas l’artiste ou le pro, ne faites pas le blasé ou
l’idiot. Soyez-vous même et aimez faire ce que vous faites. Aimez les
gens, soyez curieux, soyez aussi prudents. Parce que vivre de ce
travail est dur, il est préférable de vivre pour. - Bonne Année 2009 à tous, j’espère être à la hauteur de ces quelques conseils. #
Brèves du jour
août 8, 2008 by gholubowicz · Leave a Comment
C’est l’été… Tout le monde dort… Tout le monde? Non…
et Angelina… vous savez! Deux pour le prix d’un, vous savez aussi…
14 millions de dollar la photo vendue par Getty à People (pour le
marché Américain) et Hello! (pour le reste du monde). Il ont l’air bien
beaux, mais d’après PDN, pas de retouche! Que du vrai avec les veines, les plis de la peau et tout et tout… Lot de consolation, c’est le photographe Brent Stirton
qui a réalisé le cliché du siècle (au moins par son prix). Encore
récemment récompensé par un World Press Photo, se photographe est
certainement un des moins People de la planète.
Le blog qui cache Laforet
Ok, facile… Prenez cependant le temps de découvrir ce blog du photographe Vincent Laforet fils de son père
Bertrand Laforet. Ancien staffer pour le New York Times, ce jeune
talent de 33 ans nous fait partager sa très grande expérience de la
photo et ses clichés pris d’en haut…
Orphan Work Bill…
Pas
de nouvelles, pas de nouvelles… le vote de la loi sur les oeuvres
orphelines se voit être repoussé à plus tard… grace à une « retenue »
du Senateur Sam Brownback. Pas de démobilisation pour autant, si la loi
agonise, elle n’est pas morte, le gars s’emploie à ranimer le monstre!
A noter une belle tentative d’alerte de la part de la Saif, Freelens et
de l’UPC à ses adhérents (ici).
Dommage que ce communiqué soit imprécis et n’apporte au fond aucune
explication concernant cette loi et les effets sur le droit d’auteur
français. Les auteurs semblent également oublier ce qu’apporte la
Convention de Berne en terme de protection pour les Européens.
C’est Canon qui va être content!
Rob Galbraith, photographe de son Etat, collaborateur régulier de Reuters et blogger influent nous livre sa dernière analyse
de l’autofocus de l’EOS Mark III… Une fort belle analyse de 17.000
mots, tout en anglais pour nous dire ( ainsi qu’aux gens de chez Canon)
que l’autofocus de l’EOS Mark III est toujours un veau! Sur roulette,
mais un veau quand même…
Pour ma part j’attend le 5D Mark II en lisant « L’art de la Guerre » de Sun Tzu…
Une histoire d’oeil aligné avec le coeur
Vieux
rêve de photographe… Ahhhh mon oeil pouvait capturer ce que je vois,
je ferai les plus belles images! Bonne nouvelle! Le premier pas est
franchi. Un capteur épousant les formes de notre rétine
a été développé par John Rogers de l’Université de l’Illinois à
Urbana-Champaign et Yonggang Huang de la Northwestern University à
Evanston.
C’est le très sérieux National Science Foundation qui a rendu publique cette avancée technologique incroyable qui nous rapproche un peu plus nos rêves.


