Brèves de trottoirs (by Olivier Lambert et Thomas Salva) | Interactive documentary

juin 22, 2011 by · Leave a Comment 

Brèves de Trottoirs est une plateforme documentaire sur les « histoires extraordinaires de personnages ordinaires ».
A retrouver aussi à la TV : France 3 Paris-Île de France, les samedis à 16h40 et mardis à 19h20.
Sur Twitter @brevesdetrott
Et sur Facebook page « breves de trottoirs »

Réalisation Olivier Lambert et Thomas Salva.
Une co-production Darjeeling et France 3 Paris – Île de France

Direct Link: www.brevesdetrottoirs.com

Idoc with an “I” as “interactive”

février 23, 2011 by · 1 Comment 

The landscape of the web documentary in 2011 is still very limited. In little more than five years of existence, the « webdoc » has reached an unprecedented interest among photojournalists, new media producers and begins to spread across a wider audience. Yet it is already time to move on, it’s time to move to the ‘idoc.’


At the beginning was the documentary.

The term “web-documentary” originates from the convergence of web technologies with a well-known film genre whose roots go back to the 1920s. In the documentary, a point of view is expressed through a sequential editing of different medium – videos, pictures, sounds and comments. It aims to represent the world in its historical dimension. Traditionally, the documentary can take different kinds of intentions, from a simple catalog of events to the militant or political pamphlet, which remains identified as a representation of reality – that even filtered or curated – differs fundamentally from pure fiction. The American historian and theorist Bill Nichols, explains that documentaries have an intimate connection with world « History » and are driven by an informative logic that supports a vision of this world. The genre is based upon the narrowness of the link which connects the film to the historical reality, rather than a form of artificial narrative which would serve a fictional topic. The documentary is not organized around a main character but around an argument or logic whose roots go back in historical reality. Public expectations are also essential if you wish to define the genre. This is what the viewer perceives the relationship documentary has with reality, proximity and the Director’s POV that will establish with certainty the nature of a film documentary.

Lev Manovich, Professor of Visual Arts at the University of San Diego and new media theorist highlights, in the structure of the Web-based documentary or ‘webdoc’, the predominance of datasets over the narrative itself. Manovich distinguishes the « data », that are used to construct the story (video, audio, graphics, texts, music etc.), and the « narrative », that represents the virtual path linking these data with each other. The main difference between a documentary and webdoc is therefore the access the public has to this database and what it can do with that information. The documentary consists of an extensive collection of content, refined and condensed by the filmmaker into a product for which the video interface (linear by nature) only allows  limited navigation and doesn’t grant access to the peripheral data originally used by the documentary (cut scenes, texts, archives etc.) nor any kind of dynamic intervention by the public. On the other hand, in a webdoc, the public can manipulate randomly – through a sophisticated UI – the data (text, statistics, maps etc.),  navigate through the content and  search for specific information. They are able to select “on the go” items from the story in order to trace a new path in the narrative line which eventually will extend the user experience.

To summarize, the documentary is a finished and frozen product, delivered to an audience (passive group), when the webdoc is a modular and variable object, proposed to the public (active group). Read more

i-docs avec un i comme interactif…

février 21, 2011 by · 1 Comment 

Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.

Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.

C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.

Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui  représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La  principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.

Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc)  est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).

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i-docs avec un « i » comme « interaction »

février 21, 2011 by · 6 Comments 

Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.

Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.

C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.

Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui  représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La  principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.

Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc)  est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).

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Convergence et transition

février 20, 2011 by · 1 Comment 

Petite note « on the side » ce soir avant de nouveaux développements,
une note plus perso.

Les choses sont allées plutôt lentement sur ce blog depuis quelques mois. Tout comme l’industrie, mon activité a souffert d’une petite récession qui m’a poussé à observer plus étroitement, non pas le futur du photojournalisme, mais mon futur en tant que photojournaliste. Dix ans de news m’ont amené à réfléchir sur la validité d’un modèle bouleversé par Internet et son immédiate efficacité. Je crois que cette réflexion entamée avec la série  »Sortir du Cadre », qui par ailleurs a connu un certain succès auprès de la communauté, m’a amené à reconsidérer ma propre direction, mes objectifs, ce dont j’avais besoin en tant que photojournaliste.

J’ai depuis un peu plus de deux ans découvert l’univers du multimédia, du webdoc, de la narration, du transmedia storytelling, et tout ça m’a rappelé furieusement de vieilles amours que j’avais connu alors que je me lançais dans cette fantastique aventure professionnelle.  Pour tout dire, alors que je passais mon diplôme de journaliste, Claude Ardid m’avais dit: « Tu sais, tu peux pas tout faire, il faut choisir ». A l’époque je naviguais entre le reportage radio, l’écriture, la photo… Ma réponse était pourtant claire: Je ne voulais pas choisir. Bien m’en a pris. La convergence des technologies, l’émergence de nouvelles plateformes sur le web, l’apparition de nouvelles formes d’écriture m’ont finalement donne une chance d’exploiter ces différentes envies, ces différentes techniques apprises au fil du temps.

Avec pour principale voix le photojournalisme, je prends définitivement un tournant pour embrasser pleinement et avec enthousiasme cet univers si riche et en plein développement du documentaire interactif, de la narration transmedia.

Donc si mon cœur reste à l’image, au photojournalisme, à son avenir, j’aborderai d’autres sujets, plus orientés narration, plus orientés « webdocs » ou « idocs » (?). Cette transition douce vers un monde en formation ne change pas ce que je suis au fond, un photojournaliste passionné d’images, qui tente de s’adapter comme les autres. Merci de suivre ce blog, merci de participer sur Facebook et twitter (ou j’ai rencontré des gens passionnants).

On se reparle très vite. Cheers

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