Sortir du Cadre: « Demain le photojournalisme »

juillet 8, 2010 by · 4 Comments 

Black and white Brooklyn bridge, Gerald Holubowicz

Il y a quelques mois, j’initiais une nouvelle série de post appelé  »Sortir du Cadre ». L’idée était d’explorer ce que pouvait être le futur du photojournalisme. J’avoue m’être pris au jeu et avoir cherché à d’avantage creuser la question en gardant à l’esprit un vision positive et progressiste de notre profession. Je voulais aller au delà du constat pour explorer les options qui se présentent à nous, recouper les solutions et poser les questions qui nous ferait avancer. Au fil du temps et de mes recherches, cette série s’est transformée en étude prospective. En l’état, il reste encore beaucoup de travail. Un travail de recherche, de veille, de maturation, de concentration. Du coup, je profite de l’été pour faire une pause. Pour réfléchir à la facon d’ameliorer et d’enrichir cette série.

Je vous laisse tout de même un peu de lecture à travers cet ebook gratuit, une dernière analyse et un concentré de l’année pour « Sortir du Cadre ». Mais restez attentif, encore quelques surprises sont à venir.

Pour telecharger gratuitement cet ebook cliquez sur le bouton ci-dessous.

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description: Sortir du Cadre est une serie de post consacree au futur du photojournalisme, ses developpements et ses mutations.

Sortir du Cadre: la Résilience

juin 6, 2010 by · Leave a Comment 

Après Laisser faire ou se battre? , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme!
Tulip and Panties by Gerald Holubowicz photographer

« La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. »

La liquidation judiciaire des restes de l’agence Sygma a été demandée il y a quelques jours par Stefan Biberfeld, gérant de la « coquille vide » de Corbis, rachetée en 2001 et depuis jamais réellement sortie du rouge. Encore un traumatisme pour le  monde du photojournalisme français qui ne s’en remet pas de voir son patrimoine historique partir en fumée, petit bouts par petit bouts. Un coup de plus porté au moral de professionnels, qui comme ici, sont de plus en plus malmenés. Prochaine étape redoutée, la vente de Sipa press, qui fera suite au désengagement progressif du groupe Fabre dans ses médias déficitaires. La série noire de cessions et de fermetures en tous genres n’en finit pas de secouer le photojournalisme et la photographie, comme autant d’ondes de choc destructrices, créant mois après mois, un état d’esprit d’injustice et de résignation. Le Titanic n’en finit pas de sombrer, et l’orchestre joue encore.

Il est pourtant largement temps que nous prenions conscience que rien ne sera plus comme avant. La presse écrite – premier client des agences de photojournalisme - ne souffre pas d’une crise, mais traverse en réalité une période de mutation qui conduira inexorablement a une extinction massive des éditions imprimées et verra l’émergence de nouveaux plateaux de contenus sur la toile. Il est donc largement temps d’embrasser le nouvel environnement digital qui s’ouvre devant nous et de sortir de cette dépression sans fin. Un réveil d’autant plus important, que nous disposons d’ores et déjà de certains outils qui - étonnamment - sont tout à fait adaptes au web et permettraient, pour peu qu’on les utilise correctement, de développer ce potentiel encore inexploité. Des structures d’exercice qui possèdent les atouts nécessaire à l’évolution du photojournalisme, mais que nous laissons périr de façon inconsidérée: les agences.

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Sortir du cadre: What would Google do?

novembre 16, 2009 by · 3 Comments 

Après avoir présenté de nouveaux modèles sur lequel construire le photojournalisme de demain dans “Sortir du cadre: Photojournalisme, la nouvelle musique« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.

pic2

De passage en France j’ai eu l’occasion de discuter avec quelques amis photographes de ce que l’avenir nous réservait. Sans surprise, tous m’ont décrit un futur sombre dans lequel nombre d’entre eux semblaient ne pas trouver leur place. Evidement, lorsqu’on considère l’état de la presse écrite en cette fin d’année 2009, il est évident qu’on ne peut que se poser la question de la pérénité de notre belle profession.

Une question qui en sous entends une autre: que faisons nous pour éviter le pire? Quelle innovation structurelle apportons nous à notre « industrie » pour la renouveler, quelle expérimentation géniale, quel concept, quelle idée pourrait renverser la situation – ou tout du moins – l’améliorer.

Professeur à la New York University, Jeff Jarvis – qui étudie les nouveaux modèles économiques liés à la presse de demain – pose la question que nous devrions tous désormais nous poser: What would Google do?

Que ferai Sergueï Brin et Larry Page s’ils devaient inventer le business model du photojournalisme d’aujourd’hui?

Je ne vous donnerai pas ma réponse aujourd’hui, dans ce post, il faudra attendre un peu pour cela, tant la tache est compliqué dès lors qu’il s’agit de repenser un modèle, sinon de s’en éloigner pour développer une structure radicalement différente de ce que nous connaissons.

Mais la question mérite de vous être posée. Vous autres amis photographes/photojournalistes, vous avez surement un avis ou une intuition sur ce qui pourrait être fait. Vous devez certainement, entre vous, autour d’un café refaire le monde du photojournalisme et vous dire que ceci ou cela ne fonctionne pas et qu’il faudrait changer cette façon de faire.

wwgd_jackeytVous devez certainement porter en vous ce que Brin et Page avaient en eux lorsqu’ils ont envisagé de se lancer sur le marché des moteurs de recherche.

Si vous ne vous vous posez pas la question, qu’attendez vous pour le faire?
Que ferai Google à notre place?

Le modèle Google n’est pas LE modèle à reproduire. C’est l’energie Google qu’il faut s’attacher à reproduire. Cette recherche d’innovation, ce modèle de pensée qui – qu’on aime on qu’on aime pas – a fait de Google la référence mondiale qu’elle est aujourd’hui.
La révolution d’une profession, le bouleversement d’une industrie ne se limite pas à la simple évolution technologique. Ce ne sont pas les webdocs qui nous sauverons seuls du marasme économique dans lequel nous nous trouvons – d’autant moins si l’on continue de croire qu’il faut débourser 50.000 euros pour réaliser une bonne production multimédia. La solution – mais c’est probablement là que réside également la principale difficulté – passe par un changement de mentalité, une vision nouvelle, la recherche créatrice et la catalyse des idées.

Rendons nous ce service,  demain au réveil, demandons nous ce que Google ferai à notre place.

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