Sortir du Cadre – Interview : Jean Pierre Pappis
juillet 28, 2010 by gholubowicz · 2 Comments
In this third video of the « Sortir du Cadre » (Think outside the box) Interview series, Jean Pierre Pappis talks about his experience and goes further to explore the state of the photojournalism and its future.
J.P Pappis was born and raised in Alexandria, Egypt where he received his high school diploma from the Lycee Francais in 1967. He moved to New York in 1968, attended Queens College and received a Bachelor of Arts in Literature and Philosophy. He attended graduate school in Paris, France and received a Masters Degree in Literature in 1972 from the Sorbonne University. He started his career in photography in Paris as a photographer covering news and social unrest in post May 68 France. He returned to New York in 1975 as correspondent and bureau chief of Fotolib, a photo agency based in Paris. In 1980 he joined Sygma Photo News and remained there until 2000 as Executive Editor. He then joined Gamma Press USA in New York as Editor-in-Chief until August 2002. In September 2002 Pappis started Polaris Images, a photo agency representing photographers dedicated to the coverage of news and the production of news features.
Sortir du cadre: Photojournalisme, la nouvelle musique
octobre 30, 2009 by gholubowicz · 4 Comments
Aprés avoir présenté une nouvelle voie pour financer le photojournalisme dans « Sortir du cadre: Photojournalisme Open(re)sources« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.
Au cours de mes discussions avec quelques collègues photojournalistes je me suis aperçu qu’un trait commun nous unissait tous. Nous sommes tous des passagers du Titanic atteints du syndrome de Stockholm.
Nous connaissons tous l’histoire selon laquelle – sur le pont du Titanic – un orchestre continua de jouer jusqu’aux ultimes moments du naufrage, réfugié dans une sorte de déni de réalité, espérant secrètement un redressement de la situation pourtant scellée.
Les premières classes refusèrent dans les premiers temps de considérer le naufrage, abusées par la taille et la réputation du navire, alors même que les classes des ponts inférieurs se noyaient sans pouvoir accéder aux issues de secours. Cela vous rappelle quelque chose? Certainement. A ceci près que – dans notre cas – les classes des ponts inférieurs, au lieu de chercher les issues de secours, se réjouissent d’être embarqués dans ce beau navire et regardent, en grommelant, l’eau monter doucement. Le syndrome de Stockholm décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg, désigne »la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. » On appreciera.
Derrière la symbolique, c’est le schéma complet de notre organisation économique qui est à revoir si l’on souhaite sauver le photojournalisme. Je ne parle pas de l’initiative des photojournalistes, de cette force personnelle qui nous pousse à partir photographier les évènements de ce monde, cette énergie bien vivante qui nous projette dans l’actualité. Non. Je parle bien de la capacité du photojournalisme à trouver les modèles économiques qui permettront de concrétiser et soutenir financièrement cette mission d’information qui est la nôtre.
Le calcul de la semaine 12640×7$=88480$
avril 15, 2009 by gholubowicz · Leave a Comment
88480$, c’est ce que le photographe Chris Usher va toucher de Corbis en dédommagement de la perte de 12640 diapos. Après 7 ans de bataille judiciaire, le photographe a perdu en Appel et s’est vu alloué la somme de 7$ par photo perdue. Une somme dérisoire au regard du simple prix de développement de la pellicule, un montant insignifiant au regard du contenu de ces images (certaines prises durant la campagne Présidentielle Américaine de 2000 qui opposait Bush à Gore). Une décision dangereuse créant outre atlantique une jurisprudence allant clairement à l’encontre des intérêts des photographes. Désormais, et comme le souligne Rob Haggart dans son blog A Photo Editor, il sera plus facile et moins cher pour une agence de détruire les photos déposée chez elle plutôt que de les retourner au photographe.
L’histoire commence lorsque Corbis, encore à ses débuts, contacte Chris Usher, déjà photographe renommé, pour couvrir l’actualité politique à Washington. Usher accepte de collaborer avec l’agence et soumet dans le même temps une très large partie de ses archives – qui à cette époque était encore majoritairement constituée de films – 50.000 diapos au total.
Après 16 mois de collaboration, le photographe dépité des résultats médiocres de l’agence (700 photos scannées, moins d’1% vendues) décide de rompre sa collaboration et réclame alors la restitution de ses archives. Corbis avoue alors au photographe avoir égaré les 12640 diapos, s’ensuit une procédure débouchant sur le résultat que l’on connaît. En France deux cas similaires ont été jugé en 2008, mais avec un résultat bien différent cette fois puisque les photographes Gerard Gastaud et Catherine Leroy avaient été fortement dédommagés.


