Sortir du Cadre (Think Wider) – Future of photojournalism in English
décembre 30, 2010 by gholubowicz · 3 Comments
It took me a couple of month, but I finally found the time to work on a translation of the ebook about future of photojournalism (in french) I’ve published last July. This ebook was the result of a long professional and personal journey during which I’ve tried to figure out what was ahead of us. All along 2010, I’ve posted a series of texts about that matter and by the end of July, I’ve released a series of video interviews with Paul Melcher, Stephen Mayes, Mark Lubell and Jean Pierre Pappis where I was asking the same question: What about the future of photojournalism?
The series had an unexpected success (at least for me) with more than 15,000 views in a couple of weeks!
I really wanted to share with you this ebook, and with the help of a friend I finally finished the translation.
Here’s the updated result of the ebook published in July. Feel free to download it, to comment and to share it. This is nothing but an attempt to make things moving forward and I’m eagerly looking for conversations around this if you want to. Thanks!
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download: Sortir du Cadre (Think Wider) Future of photojournalism - Eng (5.25MB) added: 30/12/2010 clicks: 649 description: Sortir du Cadre is a series of posts written about future of photojournalism. |
Sortir du Cadre: Laisser faire ou se battre?
mai 17, 2010 by gholubowicz · Leave a Comment
Après avoir esquissé ce que pourrait être l’agence du XXIeme siecle dans Parenthèse pour Cas Pratique, je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.

C’est un cycle immuable depuis quelques années. Une crise survient et la question est posée: « Quel avenir pour le photojournalisme ».
Les réponses les plus communément rencontrées sur les forums, Facebook, Twitter ou les blogs spécialisés, dans la vraie vie sont généralement de deux ordres. Les pessimistes: sombre, difficile, compromis, voué a l’extinction, nul. Et les incertaines : illisible, incompréhensible, peu rassurant.
Puis chacun ensuite, dresse la liste des ennemis à abattre. Getty en tête, les Low cost agencies, Creative Commons, l’Orphan work bill, DR, la saturation du marché, les amateurs, les financiers, le numérique, Internet, Flickr, les magazines, la culture, les débouchés, la distribution etc…
Tous les acteurs de la photo, éditeurs, agents et photographes, unis dans un même chorus, crient au désespoir, à l’agonie, au scandale. Les témoignages se succèdent pour raconter combien la vie est dure, combien il est difficile de survivre. Apparaissent dans le même temps quelques bonnes âmes, qui, assises dans de confortables fauteuils nous expliquent comment utiliser notre carte de crédit avant de recevoir leur précieux conseils en marketing. Enfin les ténors se font entendre et clament que non, la profession n’est pas morte, « Regardez le travail de X ou de Y, photographe fantastique, parti au péril de sa vie et au dépens de son conseiller bancaire, dans un des quatre coins de notre globe (étrange concept du globe aux quatre coins) pour nous rapporter un témoignage unique. » Non définitivement le photojournalisme n’est pas mort, ouf on respire, tout le monde est rassuré. Rentrez chez vous, y a plus rien à voir.
A ce stade le calme revient jusqu’à ce qu’un nouvel évènement ce produise et c’est à nouveau la crise d’épilepsie.
Sortir du Cadre: 2010 et la nouvelle décennie
décembre 26, 2009 by gholubowicz · 3 Comments
Après avoir repris la question de Jeff Jarvis « What would Google do? (part 2)« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme, mais cette fois, en 2010!

Fin d’année et heure des bilans. On s’embrasse en se promettant de corriger nos erreurs, de reprendre a zéro ce que l »on pense avoir rate. Les meilleurs intentions sont au rendez vous de minuit et disparaissent au petit matin dans une tasse de café noir.
La saison est donc a l’heure du bilan, Adam Westbrook reprend les 10 tendances principales selon lui de 2010, Ross Dawson explique en substance quelles sont les stratégies a adopter pour créer le futur écosystème médiatique, David Carr enfin explique dans son « After a Year of Ruin, Some Hope« pour le New York Times que l’espoir se trouve dans le marche de niche, l’hyperlocal et surtout l’innovation en soulignant notamment le dynamisme des étudiants de l’Ecole de Journalisme de CUNY et leur travaux innovants, d’ailleurs récompensés dans le cadre des cours de Journalisme Entreprenarial dispenses par Jeff Jarvis.
Et le photojournalisme?
Notre univers déjà bien tourmente se prépare a deux chocs successifs pour l’année a venir, un bien et un mal, le Ying et le yang de la photo.
Sortir du cadre: Photojournalisme, la nouvelle musique
octobre 30, 2009 by gholubowicz · 4 Comments
Aprés avoir présenté une nouvelle voie pour financer le photojournalisme dans « Sortir du cadre: Photojournalisme Open(re)sources« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.
Au cours de mes discussions avec quelques collègues photojournalistes je me suis aperçu qu’un trait commun nous unissait tous. Nous sommes tous des passagers du Titanic atteints du syndrome de Stockholm.
Nous connaissons tous l’histoire selon laquelle – sur le pont du Titanic – un orchestre continua de jouer jusqu’aux ultimes moments du naufrage, réfugié dans une sorte de déni de réalité, espérant secrètement un redressement de la situation pourtant scellée.
Les premières classes refusèrent dans les premiers temps de considérer le naufrage, abusées par la taille et la réputation du navire, alors même que les classes des ponts inférieurs se noyaient sans pouvoir accéder aux issues de secours. Cela vous rappelle quelque chose? Certainement. A ceci près que – dans notre cas – les classes des ponts inférieurs, au lieu de chercher les issues de secours, se réjouissent d’être embarqués dans ce beau navire et regardent, en grommelant, l’eau monter doucement. Le syndrome de Stockholm décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg, désigne »la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. » On appreciera.
Derrière la symbolique, c’est le schéma complet de notre organisation économique qui est à revoir si l’on souhaite sauver le photojournalisme. Je ne parle pas de l’initiative des photojournalistes, de cette force personnelle qui nous pousse à partir photographier les évènements de ce monde, cette énergie bien vivante qui nous projette dans l’actualité. Non. Je parle bien de la capacité du photojournalisme à trouver les modèles économiques qui permettront de concrétiser et soutenir financièrement cette mission d’information qui est la nôtre.


