Oil and Conflict by Ed Kashi – VII

octobre 17, 2010 by · Leave a Comment 


Ed Kashi explains the work he’s conducting about the Niger Delta and the Oil production over there. A very interesting interview.

From VII Magazine:

In this interview with VII The Magazine Ed Kashi talks about his years covering the explosive situation in the Niger Delta. This story has everything, big oil companies, a corrupt political situation, great wealth and extreme poverty, war and the 50th anniversary of Nigeria’s independence.

About Ed Kashi:

Ed Kashi has dedicated his photographic career to documenting the social and political issues that define our times. Since graduating with a degree in photojournalism from Syracuse University in 1979, he has photographed in over 60 countries. His images and essays have appeared in National Geographic, The New York Times Magazine, Time, Fortune, Geo, Newsweek, and various other domestic and international publications. With his wife, writer Julie Winokur, Kashi completed an eight-year project which included a traveling exhibition, an award-winning documentary film, a website, and a book. Aging in America: The Years Ahead, published in the fall of 2003 by powerHouse Books, examines the social impact of the expanding elderly population in the United States. In 2002 Kashi and Winokur founded Talking Eyes Media, a non-profit multimedia company that explores social issues through visually compelling materials. The first documentary project for Talking Eyes Media produced a book and traveling exhibition on uninsured Americans called, Denied: The Crisis of America’s Uninsured. The book was published in March 2003 and the exhibition continues to travel throughout America.

Sortir du Cadre: 2010 et la nouvelle décennie

décembre 26, 2009 by · 3 Comments 

Après avoir repris la question de Jeff Jarvis « What would Google do? (part 2)« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme, mais cette fois, en 2010!

Fin d’année et heure des bilans. On s’embrasse en se promettant de corriger nos erreurs, de reprendre a zéro ce que l »on pense avoir rate. Les meilleurs intentions sont au rendez vous de minuit et disparaissent au petit matin dans une tasse de café noir.
La saison est donc a l’heure du bilan, Adam Westbrook reprend les 10 tendances principales selon lui de 2010, Ross Dawson explique en substance quelles sont les stratégies a adopter pour créer le futur écosystème médiatique, David Carr enfin explique  dans son « After a Year of Ruin, Some Hope«  pour le New York Times que l’espoir se trouve dans le marche de niche, l’hyperlocal et surtout l’innovation en soulignant notamment le dynamisme des étudiants de l’Ecole de Journalisme de CUNY et leur travaux innovants, d’ailleurs récompensés dans le cadre des cours de Journalisme Entreprenarial dispenses par Jeff Jarvis.

Et le photojournalisme?

Notre univers déjà bien tourmente se prépare a deux chocs successifs pour l’année a venir, un bien et un mal, le Ying et le yang de la photo.

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Sortir du cadre: Photojournalisme, la nouvelle musique

octobre 30, 2009 by · 4 Comments 

Aprés avoir présenté une nouvelle voie pour financer le photojournalisme dans « Sortir du cadre: Photojournalisme Open(re)sources« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.

Au cours de mes discussions avec quelques collègues photojournalistes je me suis aperçu qu’un trait commun nous unissait tous. Nous sommes tous des passagers du Titanic atteints du syndrome de Stockholm.

Nous connaissons tous l’histoire selon laquelle – sur le pont du Titanic – un orchestre continua de jouer jusqu’aux ultimes moments du naufrage, réfugié dans une sorte de déni de réalité, espérant secrètement un redressement de la situation pourtant scellée.
Les premières classes refusèrent dans les premiers temps de considérer le naufrage, abusées par la taille et la réputation du navire, alors même que les classes des ponts inférieurs se noyaient sans pouvoir accéder aux issues de secours.  Cela vous rappelle quelque chose? Certainement. A ceci près que – dans notre cas – les classes des ponts inférieurs, au lieu de chercher les issues de secours, se réjouissent d’être embarqués dans ce beau navire et regardent, en grommelant, l’eau monter doucement.  Le syndrome de Stockholm décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg, désigne   »la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. » On appreciera.

Derrière la symbolique, c’est le schéma complet de notre organisation économique qui est à revoir si l’on souhaite sauver le photojournalisme. Je ne parle pas de l’initiative des photojournalistes, de cette force personnelle qui nous pousse à partir photographier les évènements de ce monde, cette énergie bien vivante qui nous projette dans l’actualité. Non. Je parle bien de la capacité du photojournalisme à trouver les modèles économiques qui permettront de concrétiser et soutenir financièrement cette mission d’information qui est la nôtre.

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My Best of 2008, welcome 2009!

janvier 1, 2009 by · 2 Comments 

2008 s’achève et c’est la valse des best of photo pour tous les magazines. Consultables en ligne directement sur leur site internet le New York Times, Msnbc, Time Magazine, the Big Picture tous nous racontent l’année en image. Formidables galeries regroupant les meilleurs cliches réalisés l’année passée? Oui, mais y a un bémol. Ces best of ne sont tires que des productions d’AP, Reuters et AFP (via Getty aux US). Question: ou sont passées mes photos? uhm, je veux dire NOS photos. Nous autres photographes de Sipa, Gamma, Abaca ou Redux, l’Oeil public, Tendance Floue,Contact, Noor, Magnum, Seven, Aurora ou Polaris (j’en oublie), ne sommes nous pas aussi bon? Nous aussi nous nous battons, tous les jours pour fournir aux magazines des images de haute qualité, des images fortes, informatives, souvent avec bien moins de moyen que les wire services. Alors quoi? Serai-ce notre œil qui ne verrait pas les bonnes choses. Serions nous trop mauvais pour figurer dans ces best of? Serions nous des photographes de seconde zone que l’on ne montre pas par honte d’afficher du mauvais travail dans des colonnes qui n’ont – à l’évidence – connue que l’excellence? I don’t think so.

La réalité est a la foi économique et comportementale. Économique, parce que ces best of sont réalisé a partir de photographies distribuée par des agences auxquelles sont abonnés les magazines. Des services au forfait qui permettent de réduire les couts d’illustration d’un magazine tout en assurant une qualité et une diversité importante. Second facteur, comportemental. Il est plus facile de boire à la source qui est à portée de bras plutôt que de parcourir quelques kilomètres pour trouver une eau meilleure, en tous cas différente. On parle ici de fainéantise intellectuelle confortée par la pression économique.
Une idée à creuser… Pour une fois, ces « petites » agences concurrentes n’aurait elle pas intérêt a s’entendre et créer un service internet type wire service? Les solutions existent déjà, quelques plateforme de regroupement sont déjà en activité, mais ne faudrait il pas pousser l’expérience plus loin? Créer une marque, un label indépendant de ces structures mais soutenu par elle pour élargir la diffusion du matériel et créer les conditions d’une véritable concurrence entre Wire services et Agences magazine. Une sorte de coopérative mondiale des petites structures, un tuyau géant auquel n’importe quel magazine ou newspapper pourrait s’abonner. Une structure qui pourrait apporter plus qu’une simple distribution, mais aussi une standardisation des IPTC, un pacte qualité (par qualité j’entends éthique avec des codes simples pour repérer les images retouchées de celles qui ne le sont pas par exemple) une charte déontologique universelle, et pourrait même servir d’interface pour les agences dans leur dialogue avec la presse, internet et les institutions. On pourrait par extension, demander aux photographes distribué par les agences membres de cotiser (librement bien sur) à cette « fédération » internationale, de sorte qu’il serait plus facile de faire entendre notre voix sur les questions de copyright notamment.
Ce n’est qu’un rêve… 2009 me rend optimiste.
En attendant je vous laisse avec MON best of 2008.
See ya

P.S1: Post en attente depuis quelques jours, pas eu le temps de publier avant fin 2008, alors ce sera mon premier post de 2009.

P.S2: Il semble que je ne soit pas seul à m’interoger sur ces Best Of, à lire Paul Melcher.

Convergence

septembre 17, 2008 by · 1 Comment 

frontview-001C’est le temps de la convergence. Le temps du changement, l’Evolution tant redoutée qui laissera sur le carreau tous ceux qui auront refusé de s’y adapter, comme en son temps, le passage à l’ère numérique. La mutation qui donnera peut être un nouveau souffle…

Canon a dévoilé hier soir son nouvel appareil de prise de vue, hybride abordable d’une caméra video et d’un vrai boîtier pro photo. Le 5D Mark II semble l’outil parfait que nombre de photographes attendait (dont moi). Pas pour la course à l’armement, mais pour son potentiel d’expression démultiplié.
Dans le même temps, Chad Hurley, fondateur de Youtube, annonce ses ambitions dans un post où il indique vouloir conquérir les écrans du monde (rien que ça) à travers la vidéo en ligne. 13 heures de vidéo téléchargée chaque minute sur la plate forme américaine, et des contenus déjà visibles sur Tivo ou votre Iphone.
Les temps se durcissent pour les agences photographiques, Jean Pierre Pappis, fondateur de l’agence Polaris, confie à Miki Johnson devoir travailler encore plus dur aujourd’hui pour le même résultat qu’hier pendant que Christian Caujolle, fondateur de l’agence VU, regrette le temps ou l’image photographique trouvait acquéreur pour un prix à la hauteur des investissements créatifs et financiers. Getty Images brade ses images, passe à la vidéo, Corbis licencie. La presse n’est désormais plus un sérieux débouché pour la production photo. Le contenu seul de l’image fixe, s’il étonne encore par la prouesse de ses auteurs, ne suffit plus à véhiculer le propos. Les cimaises de Perpignan ont beau réunir des milliers de visiteurs, ce sont encore les projections (contenus animés et mis en musique) qui attirent le plus de spectateurs.
Enfin c’est le succès de Mediastorm, The Raw Files ou Talking Eyes Media, plateformes de production multimédia. De The multimedia shooter, lieu de connaissance pour tous les amateurs de contenu multimédia. C’est l’époque de l’explosion du mini format vidéo, des Codecs en tous genres, de  Imovie, des webcams… l’image fixe se met à bouger. La parole remplace le silence, c’est l’heure de la complémentarité, l’heure de la convergence entre vidéo et photo. New York Times, Time.com, Newsweek, The Rocky Mountain News (un des plus prolifique et créatif) tous les grands se mettent à la production vidéo. Il est maintenant fréquent de se retrouver à coté d’opérateurs équipés de MiniDV estampillé New York Post, et la dernière Fashion Week comptait presqu’autant de caméra que de photographes. Dernière frontière franchie, les concours  récompenses désormais le multimédia: NPPA et le NPOY et même le World Press Photo offrent une place au contenu multimédia!
La photographie n’est pas morte, pas plus que le photojournalisme, elle prend un nouveau sens et appuie un discours désormais accessible à chacun. Parce que le multimédia enrichit la photographie de ses interviews, en plans fixes et serrés sur le visage, le photojournalisme devra épurer ses images des portraits trop faciles et se concentrer sur l’histoire, la raconter de nouveau et proposer un angle différent au sein d’une même production. Parce que le photographe est trop souvent solitaire, il devra apprendre à se fondre dans une équipe et servir l’histoire dont il est dépositaire. La vidéo offre une nouvelle possibilité narrative, mais aussi de nouveaux débouchés éditoriaux et économiques.
L’audience formidable et croissante de la vidéo sur internet due à la généralisation d’un parc informatique de plus en plus performant, de technologies de codage permettant de meilleures compressions et du développement des réseaux, amènent doucement mais sûrement l’industrie du photojournalisme vers cette voie du multimédia.
Ce modèle nouveau n’affectera pas que les photojournalistes que nous sommes, mais également les agences pour lesquelles nous travaillerons. Le train est d’ailleurs déjà en route pour certains. X17, Splash et bien d’autres agences de Paparazzi ont pris le tournant, fournissent nombres de sites web et génèrent des revenus publicitaires sur leur blog.
Certains photographes comme Ziv Koren, ou Chase Jarvis profitent de l’outil pour offrir une nouvelle dimension à leurs projets et populariser leur point de vue.
Le futur est là dans la main des patrons d’aujourd’hui, ceux qui iront vers cette convergence des moyens attireront à eux les regards, les talents et les clients nouveaux. Ceux qui auront le courage de conserver leur identité de photographe, en offrant aux spectateurs l’accessibilité nouvelle de la vidéo, développeront les succès de demain. La convergence est en marche, la technologie apportera dans les cinq ans à venir la réponse à la crise que traverse aujourd’hui l’industrie du photojournalisme.
Le futur est là:
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