Times Of Crisis – Reuters

octobre 22, 2010 by · Leave a Comment 

I’m sure everyone has seen this great production from Mediastorm in collaboration with Reuters, but if you didn’t you should! Times of Crisis is the story of what happend during the global economic crisis between 2007-2008. Reuters commissioned Mediastorm to build a website which would present a comprehensive global view of  this major event.

What was the Challenge?

Times of Crisis followed the success of the previous project that came out of our partnership with Reuters, Bearing Witness, using ideas that had already proved their worth. In addition to a cinematic multimedia introduction piece which told the emotional story, there was a desire to create a visually driven interactive timeline that would allow users to dig deeper into the articles, photography, video, and raw data.

Rather than create the timeline as a one-time solution, however, we were tasked with developing it from the ground up to be a reusable, robust, template-driven application. It had to be flexible enough allow for use in other projects, yet be designed well enough to serve as the centerpiece of the website.

The introduction video piece was particularly challenging, as presenting the world economic meltdown in a visual way was inherently difficult being that it’s a story that lives almost exclusively in numbers and charts and not so much in photographs and video.

From Mediastorm
As said on the website: « Times of Crisis charts 365 days of global financial upheaval to see how lives have changed as a divergent world embarks on an era of historic challenge. »
This web documentary received a Special Mention form the jury of Visa pour l’Image 2010 Edition.

Sortir du cadre: Photojournalisme, la nouvelle musique

octobre 30, 2009 by · 4 Comments 

Aprés avoir présenté une nouvelle voie pour financer le photojournalisme dans « Sortir du cadre: Photojournalisme Open(re)sources« , je vous propose de continuer à chercher quel sera le futur du photojournalisme.

Au cours de mes discussions avec quelques collègues photojournalistes je me suis aperçu qu’un trait commun nous unissait tous. Nous sommes tous des passagers du Titanic atteints du syndrome de Stockholm.

Nous connaissons tous l’histoire selon laquelle – sur le pont du Titanic – un orchestre continua de jouer jusqu’aux ultimes moments du naufrage, réfugié dans une sorte de déni de réalité, espérant secrètement un redressement de la situation pourtant scellée.
Les premières classes refusèrent dans les premiers temps de considérer le naufrage, abusées par la taille et la réputation du navire, alors même que les classes des ponts inférieurs se noyaient sans pouvoir accéder aux issues de secours.  Cela vous rappelle quelque chose? Certainement. A ceci près que – dans notre cas – les classes des ponts inférieurs, au lieu de chercher les issues de secours, se réjouissent d’être embarqués dans ce beau navire et regardent, en grommelant, l’eau monter doucement.  Le syndrome de Stockholm décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg, désigne   »la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. » On appreciera.

Derrière la symbolique, c’est le schéma complet de notre organisation économique qui est à revoir si l’on souhaite sauver le photojournalisme. Je ne parle pas de l’initiative des photojournalistes, de cette force personnelle qui nous pousse à partir photographier les évènements de ce monde, cette énergie bien vivante qui nous projette dans l’actualité. Non. Je parle bien de la capacité du photojournalisme à trouver les modèles économiques qui permettront de concrétiser et soutenir financièrement cette mission d’information qui est la nôtre.

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My Best of 2008, welcome 2009!

janvier 1, 2009 by · 2 Comments 

2008 s’achève et c’est la valse des best of photo pour tous les magazines. Consultables en ligne directement sur leur site internet le New York Times, Msnbc, Time Magazine, the Big Picture tous nous racontent l’année en image. Formidables galeries regroupant les meilleurs cliches réalisés l’année passée? Oui, mais y a un bémol. Ces best of ne sont tires que des productions d’AP, Reuters et AFP (via Getty aux US). Question: ou sont passées mes photos? uhm, je veux dire NOS photos. Nous autres photographes de Sipa, Gamma, Abaca ou Redux, l’Oeil public, Tendance Floue,Contact, Noor, Magnum, Seven, Aurora ou Polaris (j’en oublie), ne sommes nous pas aussi bon? Nous aussi nous nous battons, tous les jours pour fournir aux magazines des images de haute qualité, des images fortes, informatives, souvent avec bien moins de moyen que les wire services. Alors quoi? Serai-ce notre œil qui ne verrait pas les bonnes choses. Serions nous trop mauvais pour figurer dans ces best of? Serions nous des photographes de seconde zone que l’on ne montre pas par honte d’afficher du mauvais travail dans des colonnes qui n’ont – à l’évidence – connue que l’excellence? I don’t think so.

La réalité est a la foi économique et comportementale. Économique, parce que ces best of sont réalisé a partir de photographies distribuée par des agences auxquelles sont abonnés les magazines. Des services au forfait qui permettent de réduire les couts d’illustration d’un magazine tout en assurant une qualité et une diversité importante. Second facteur, comportemental. Il est plus facile de boire à la source qui est à portée de bras plutôt que de parcourir quelques kilomètres pour trouver une eau meilleure, en tous cas différente. On parle ici de fainéantise intellectuelle confortée par la pression économique.
Une idée à creuser… Pour une fois, ces « petites » agences concurrentes n’aurait elle pas intérêt a s’entendre et créer un service internet type wire service? Les solutions existent déjà, quelques plateforme de regroupement sont déjà en activité, mais ne faudrait il pas pousser l’expérience plus loin? Créer une marque, un label indépendant de ces structures mais soutenu par elle pour élargir la diffusion du matériel et créer les conditions d’une véritable concurrence entre Wire services et Agences magazine. Une sorte de coopérative mondiale des petites structures, un tuyau géant auquel n’importe quel magazine ou newspapper pourrait s’abonner. Une structure qui pourrait apporter plus qu’une simple distribution, mais aussi une standardisation des IPTC, un pacte qualité (par qualité j’entends éthique avec des codes simples pour repérer les images retouchées de celles qui ne le sont pas par exemple) une charte déontologique universelle, et pourrait même servir d’interface pour les agences dans leur dialogue avec la presse, internet et les institutions. On pourrait par extension, demander aux photographes distribué par les agences membres de cotiser (librement bien sur) à cette « fédération » internationale, de sorte qu’il serait plus facile de faire entendre notre voix sur les questions de copyright notamment.
Ce n’est qu’un rêve… 2009 me rend optimiste.
En attendant je vous laisse avec MON best of 2008.
See ya

P.S1: Post en attente depuis quelques jours, pas eu le temps de publier avant fin 2008, alors ce sera mon premier post de 2009.

P.S2: Il semble que je ne soit pas seul à m’interoger sur ces Best Of, à lire Paul Melcher.

XDR-TB, l’alerte de James Nachtwey

octobre 3, 2008 by · Leave a Comment 

Depuis 18 mois, James Nachtwey, membre fondateur de l’agence VII et récipiendaire du TED prize, travaille sur l’émergence d’une épidémie virale sévère à travers le monde. La Tuberculose, à l’origine une maladie curable, devient extrèmement resistante aux traitements classiques et mute vers une version plus sévère. 43 pays sont d’ores et déjà touchés, de la Russie au Lesotho en passant par l’Afrique du Sud.
Nom de code de cette nouvelle menace: XDR-TB.

Les photographies, Noir et Blanc, ont été diffusées sur écran geant notamment ici à New York en plein Time Square sur le panneau de Thomson Reuters. Un système de diffusion du travail photographique que certains apprécient diversement- à l’image de Stanley Greene – , tant il est dur aujourd’hui d’obtenir des garanties pour travailler sur des sujets tout aussi important.

Pour plus d’infos visitez le xdrtb.org et relayez le message.

La Photo Manipulée…

juillet 17, 2008 by · Leave a Comment 

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Quatre missiles pointant vers le ciel pour incarner la puissance de l’Iran. Voilà le message que cette image distribuée par Sepah News, l’organe de presse officiel Iranien, était chargé de transmettre au reste du monde. L’enjeu pour la République Islamique d’Iran était capital: démontrer à Israël et ses voisins qu’il était bien en mesure de frapper où et quand bon lui semblait. Une guerre psychologique aux enjeux terribles. Lorsque l’AFP distribue les clichés mercredi dernier, l’image fait immédiatement le tour du web et des publications. Trop vite… Sur une capture vidéo prise au même moment à un angle identique et sur une photo prise quelques secondes après, on s’aperçoit que ce ne sont que trois des quatre missiles qui ont été lancés. Mahmoud Ahmadinejad se serait il mis à Photoshop? Il semblerait bien. Jeudi l’AFP publiait un correctif mais trop tard, nombre de publications comme le Los Angeles Times, le Financial Times et le Boston Globe avait mis à la une cette image de propagande.
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L’agence filaire Française a évidement été la cible de toutes les attaques. Négligence, influence, manque de professionnalisme… Tout a été bon pour surligner LA faute suprême.

Une tite nalyse d’image
Évidement la plupart des journaux ont fait preuve de pédagogie en publiant, dès le vendredi, un correctif largement illustré, appuyé des analyses d’usage sur la déontologie journalistique en vogue dans leur canard.
Le premier à avoir levé le lièvre semble t’il serait Little Green Footballs et ce, dès mercredi. Quant aux éditeurs de Getty, l’agent US de l’AFP, aucune chance qu’ils ne relèvent la manip puisque d’après le director of photography Pancho Bernasconi le flux AFP arrive à part et que personne n’y jette même un oeil… Le missile manquant photoshopé avait donc toutes les chances d’atteindre (paradoxalement) son but.

La Question de Fond

Voilà déjà quelques jours que je suis sur ce post. L’actu des missiles arrive et je décide de traiter l’information. Un État manipule une image pour communiquer sur sa situation en tant de guerre. Plutôt un bon sujet, je veux le mettre en perspective, étayer mon point de vue… Puis mon boulot me rattrape, Obama & Clinton, Wall street, quelques avant premières… plus le temps de blogger, à peine d’y penser. Dans un coin de ma tête l’analyse se poursuit tout de même. Je pense à  Yevgeny Khaldei, photographe emblématique de la seconde guerre mondiale, mais dont la photo du Reichtag est en réalité une reconstitution d’événement (par ailleurs retouchée pour des raisons de politique intérieure). Je pense aux images d’Alexandre Gardner prises pendant la guerre de sécession qui tenaient plus du tableau que du photojournalisme, et je pense enfin à ce photographe de Reuters au cœur de la polémique l’an dernier.

Si la photo est un instrument de témoignage, elle est également un instrument de propagande que toutes les démocraties ou dictatures ont souhaité mettre à leur service pour coroborer leurs stratégies (remember Colin Powel présentant les camions d’armement chimique Irakien ou JFK montrant les missiles cubains?).

Et là, aujourd’hui, nouvelle info, qui démontre à quel point le sujet de la guerre en Irak est devenu une affaire sensible aux États Unis, que le regard porté par le public Américain sur la situation Irakienne est à la fois erroné et manipulé et enfin combien il est important pour l’administration en place de conserver une apparence de contrôle d’une situation déjà incontrôlable.

Le photojournaliste Zoriah ( Zoriah Miller de son nom complet) s’est vu retiré son accréditation « embedded » (journaliste embarqué avec l’armée US). En cause: la violation des conditions d’embarquement à savoir, la non publication de photos de Marines mort au combat. Le photographe qui s’explique sur PDN raconte qu’il avait posté une image sur le blog Warshooter, ne pensait avoir violé aucune règle et estimait par ailleurs que montrer les soldats distribuer des friandises aux enfants Irakiens n’était qu’un aspect (tronqué) de la réalité.

La preuve qu’en matière de manipulation d’image, photoshop contrairement à la censure laisse une chance à la vérité de surgir un jour.

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