i-docs.fr, Réfléchir sur les documentaires interactifs

juillet 23, 2011 by · Leave a Comment 

Par ce que je n’ai malheureusement pas eu le temps de le faire encore ici, je voulais vous annoncer le lancement d’I-docs.fr.
Cette plateforme ouverte et collaborative est pensée comme un lieu où les professionnels pourront discuter du future des documentaires interactifs (i-docs).

Si vous êtes de la partie (webdoc), ou que vous soyez producteur, un auteur, un web designer et que vous souhaitez partager votre réflexion avec nous, n’hésitez à me contacter (ou nous contacter directement via le site). Nous serons ravis de vous avoir à bord.

Cette plateforme a été créée après une discussion que j’ai eu avec Annabel Roux & Djela Djamba Okoko au Barcamp Transmedia à Marseille en Mai dernier (sur Twitter: #TBM11). Nous avions pensé qu’il serait bon d’avoir un terrain de réflexion commun ou nous pourrions discuter de nos approches de l’i-doc. Tous deux sont des web designers et donc évidemment, nous avions beaucoup à partager et a dire sur le sujet. J’ai rapidement monte une plateforme pour que nous puissions commencer à rassembler un groupe de travail intéressant.

I-docs.fr est une honnête tentative d’améliorer notre façon de travailler, de comprendre et d’aborder ce nouveau genre. J’espère que vous prendrez plaisir à parcourir ces pages. Par ailleurs je suis ravi d’avoir Sandra Gaudenzi (i-docs.org) avec nous et David Dufresne en supporter Montréalais. A vous deux, merci.

N’hesitez pas à visiter: i-docs.fr or i-docs.us

 

Idoc with an “I” as “interactive”

février 23, 2011 by · 1 Comment 

The landscape of the web documentary in 2011 is still very limited. In little more than five years of existence, the « webdoc » has reached an unprecedented interest among photojournalists, new media producers and begins to spread across a wider audience. Yet it is already time to move on, it’s time to move to the ‘idoc.’


At the beginning was the documentary.

The term “web-documentary” originates from the convergence of web technologies with a well-known film genre whose roots go back to the 1920s. In the documentary, a point of view is expressed through a sequential editing of different medium – videos, pictures, sounds and comments. It aims to represent the world in its historical dimension. Traditionally, the documentary can take different kinds of intentions, from a simple catalog of events to the militant or political pamphlet, which remains identified as a representation of reality – that even filtered or curated – differs fundamentally from pure fiction. The American historian and theorist Bill Nichols, explains that documentaries have an intimate connection with world « History » and are driven by an informative logic that supports a vision of this world. The genre is based upon the narrowness of the link which connects the film to the historical reality, rather than a form of artificial narrative which would serve a fictional topic. The documentary is not organized around a main character but around an argument or logic whose roots go back in historical reality. Public expectations are also essential if you wish to define the genre. This is what the viewer perceives the relationship documentary has with reality, proximity and the Director’s POV that will establish with certainty the nature of a film documentary.

Lev Manovich, Professor of Visual Arts at the University of San Diego and new media theorist highlights, in the structure of the Web-based documentary or ‘webdoc’, the predominance of datasets over the narrative itself. Manovich distinguishes the « data », that are used to construct the story (video, audio, graphics, texts, music etc.), and the « narrative », that represents the virtual path linking these data with each other. The main difference between a documentary and webdoc is therefore the access the public has to this database and what it can do with that information. The documentary consists of an extensive collection of content, refined and condensed by the filmmaker into a product for which the video interface (linear by nature) only allows  limited navigation and doesn’t grant access to the peripheral data originally used by the documentary (cut scenes, texts, archives etc.) nor any kind of dynamic intervention by the public. On the other hand, in a webdoc, the public can manipulate randomly – through a sophisticated UI – the data (text, statistics, maps etc.),  navigate through the content and  search for specific information. They are able to select “on the go” items from the story in order to trace a new path in the narrative line which eventually will extend the user experience.

To summarize, the documentary is a finished and frozen product, delivered to an audience (passive group), when the webdoc is a modular and variable object, proposed to the public (active group). Read more

i-docs avec un i comme interactif…

février 21, 2011 by · 1 Comment 

Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.

Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.

C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.

Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui  représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La  principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.

Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc)  est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).

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i-docs avec un « i » comme « interaction »

février 21, 2011 by · 6 Comments 

Le paysage du web documentaire en 2011 est encore très limité. En un peu plus de cinq ans d’existence le « webdoc » a connu un engouement sans précèdent auprès des photojournalistes, des professionnels de l’image et commence à atteindre le grand public. Pourtant il est déjà temps de passer à autre chose, il est temps de passer à l’idoc.

A l’origine du webdoc, le documentaire.

Le terme de web-documentaire tire son origine d’un rapprochement des technologies du web à un genre cinématographique bien connu dont les racines remontent aux années 1920 .
Dans le documentaire, un argumentaire ou un point de vue est exprimé à travers l’assemblage séquentiel de différents médias – image vidéo ou photo, sons et commentaires. Il vise à représenter le monde dans sa dimension historique. Traditionnellement, le documentaire peut embrasser diffèrent types d’intentions, du simple catalogue d’évènements au pamphlet militant ou politique, mais reste identifié comme une représentation du réel – qui même filtrée ou modérée – diffère fondamentalement de la pure fiction. L’historien et théoricien Américain, Bill Nichols explique que les documentaires ont un rapport intime avec le monde « Historique » et sont conduit par une logique informative qui supporte un argumentaire ou une vision de ce monde. Le genre repose sur l’étroitesse des liens qui relient le film à la réalité historique plutôt qu’avec une forme de continuité narrative artificielle au service d’un sujet fictionnel. Le documentaire n’est pas organisé autour d’un personnage principal, mais d’un argument ou d’une logique dont les racines sont ancrées dans la réalité Historique. Les attentes du public sont également essentielles si l’on souhaite définir le genre.

C’est ce que le spectateur perçoit de la relation qu’entretient le documentaire avec le réel, l’étroitesse du lien et le point de vue que le réalisateur offre sur le monde qui va établir avec certitude la nature d’un film documentaire.

Lev Manovich, Professeur d’Art Visuel à l’université de San Diego et théoricien des Nouveaux Médias, met en lumière dans la structure du Web Documentaire, la prédominance des ensembles de données sur la narration proprement dite. Manovich distingue les « données », qui constituent l’ensemble des éléments matériel servant à réaliser l’histoire (vidéo, audio, graphiques, textes, musiques etc.), de la « narration », qui  représente la trajectoire virtuelle reliant ces données les unes aux autres. La  principale différence entre le documentaire et le Web documentaire tient donc dans l’accès qu’a le public à cette base de données et ce qu’il peut en faire.
Le Documentaire consiste en une collection extensive de contenus, raffinés et condensés par le réalisateur pour former un produit dont l’interface vidéo (linéaire par nature) ne permet qu’une navigation limitée et n’autorise ni l’accès aux données périphériques initialement utilisées par le documentaire (scènes coupées, textes, archives etc.) ni l’intervention dynamique du public. En revanche si l’on considère un webdoc, le public manipule aléatoirement – à travers une interface utilisateur sophistiqué – les données (textes, statistiques, cartes etc.) pour naviguer dans le contenu ou chercher des informations précises, sélectionner des éléments de l’histoire pour emprunter un chemin nouveau dans la trame narrative qui viendra étendre le champ de l’expérience utilisateur.

Pour résumer le premier (documentaire) est un objet fini et figé, délivré à une audience (groupe passif), quand le second (webdoc)  est un objet modulaire et variable, mis à disposition d’un public (groupe actif).

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Haiti Schism, Morel vs. AFP

octobre 16, 2010 by · 7 Comments 

The case of Daniel Morel vs AFP goes unnoticed in France, yet its legal implications are vast, as are the various positions stated by different well known actors of photojournalism.
Make no doubt that Daniel Morel only had one thing in mind on January 12 of this year: witnessing the atrocities and rampages resulting from the devastating earthquake which struck Haiti. Morel, former AP photographer, stopped covering news a while ago to refocus his work on documentaries projects. But this time, it was a matter of History, his history, the history of thousands Haitians, friends, relatives, neighbors, all living together in the same city, sharing the same culture, the same destiny.

How would have he ignored that, how being a photographer and obliterate this major event? He had to alert the public; he had to transmit this information and to bear witness for generations to come. He did it for History, for his history and for ours.

For those who missed the whole story and the legal battle engaged in since then by AFP – who “STOLE” Morel’s pictures on Twipics and sold them without compensation – against D.Morel, take a look at BJP who made a great compilation work on this.

If the debate is getting tougher online, about legal questions, Terms of Service and what should be used as argument from both parties. If comments are uncertain about whether or not the Twitter & Twitpics ToS should be different or the uploading process more careful with embedded data, there’s a more subtle concern that nobody seems to care about. A question that would potentially reshape the way we’re looking our business and our practices.
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